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Hébergement pour le Centre de cancérologie : « le fédéral doit devenir un partenaire »

Les anciens locaux de Services Canada sur l'avenue du Lac, tout près de l'hôpital de Rouyn-Noranda.

Les anciens locaux de Services Canada sur l'avenue du Lac, tout près de l'hôpital de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Le député Sébastien Lemire demande au gouvernement fédéral de revoir sa position et de léguer l’ancien bâtiment de l’Agence de Revenu du Canada à la Fondation hospitalière de Rouyn-Noranda (FHRN).

Cet édifice inutilisé, situé au 44 avenue du Lac, a été jugé excédentaire par Services publics Canada, qui doit le mettre en vente au prix du marché, selon ses règles de procédures. La FHRN avait ciblé ce bâtiment pour son projet de centre d’hébergement et de services pour les futurs patients du Centre régional de cancérologie et leur famille.

On trouvait que c’était une option très avantageuse si on avait pu l’avoir presque gratuitement, confirme Stéphanie Thuot, directrice générale de la fondation. Notre priorité, c’est de trouver la meilleure option, aux moindres coûts. Mais avec un coût d’achat qui oscille autour de 1,8 million de dollars, ça devient vraiment moins intéressant pour nous. On a été déçu d’apprendre que le gouvernement fonctionnait maintenant comme ça avec ses bâtiments à vendre. Dans le passé, on sait que des édifices avaient été légués pour certains projets.

Les anciens locaux de Services Canada sur l'avenue du Lac, tout près de l'hôpital de Rouyn-Noranda.

Lors du début de l'appel d'offres pour un lieu d'hébergement, il était estimé qu'une vingtaine de chambres seraient nécessaires pour accueillir les patients.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Pour Sébastien Lemire, le fédéral doit mettre de l’eau dans son vin et réaliser le caractère humanitaire du projet mis de l’avant par la Fondation.

On ne peut pas demander à un organisme, qui reçoit son argent des levées de fonds dans la population, de payer pour regarnir les coffres à Ottawa, lance le député d’Abitibi-Témiscamingue. Le fédéral doit devenir un partenaire du projet et laisser son empreinte dans la collectivité. C’est un édifice qu’on a payé avec nos taxes et nos impôts et il appartient en quelque sorte à la population. Le fédéral peut avoir une plus grande compassion.

Le chantier du Centre de cancérologie de Rouyn-Noranda.

Le chantier du Centre de cancérologie de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

À défaut de pouvoir acquérir l’édifice, la Fondation n’a pu l’inclure dans son appel de propositions lancé en mars, et qui se conclut jeudi. Selon Stéphane Thuot, l’organisme est ouvert à modifier son projet si le gouvernement fédéral change son fusil d’épaule rapidement.

Si on nous revient avec le 44 avenue du Lac à coût presque nul, on va se permettre de l’étudier convenablement, dit-elle. Par contre, on ne peut pas attendre des mois, parce que le Centre de cancérologie va ouvrir bientôt. Mais on doit aussi voir quelles seront les autres propositions qui nous seront déposées. On pourra alors se positionner convenablement. Qui sait, peut-être recevrons-nous la proposition parfaite.

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