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COVID-19 : les anticorps restent dans le sang au moins 8 mois

Représentation du coronavirus SRAS-CoV-2.

Représentation du coronavirus SRAS-CoV-2.

Photo : iStock / borchee

Agence France-Presse

Les anticorps neutralisant la COVID-19 restent dans le sang pendant au moins huit mois après une infection, selon une étude italienne publiée mardi.

Ce constat est valable indépendamment de la gravité de la maladie, de l'âge des patients ou de la présence d'autres pathologies, selon cette étude réalisée par l’hôpital San Raffaele de Milan en collaboration avec l'Institut supérieur de la santé (ISS), l'organisme conseillant le gouvernement en matière de santé publique.

La présence des anticorps, bien qu'elle se réduise dans le temps, s'avère très persistante : huit mois après le diagnostic, seulement trois patients sur les 162 suivis (dont 29 sont décédés) n'étaient plus positifs au test de détection de ces anticorps, ont expliqué dans un communiqué conjoint le San Raffaele et l'ISS.

En outre, la présence précoce de ces anticorps est fondamentale pour combattre l'infection avec succès : ceux qui ne réussissent pas à les produire dans les quinze premiers jours après la contagion risquent davantage de développer des formes graves de la COVID-19.

Une nouvelle méthode d'évaluation des anticorps

Cette étude a été menée par l'Unité d'évolution et de transmission virale de l'hôpital San Raffaele, en collaboration avec les chercheurs de l'Institut de recherche sur le diabète du même établissement, qui a développé un test particulier pour les anticorps en recourant à des techniques déjà utilisées pour l'étude des anticorps impliqués dans la réponse auto-immunitaire à la base du diabète de type 1.

Grâce à des techniques déjà utilisées pour l'étude des vaccins anti-VIH, les chercheurs du San Raffaele et l'ISS ont également développé une nouvelle méthode d'évaluation des anticorps neutralisant le SRAS-CoV-2.

L'étude, publiée dans Nature Communications, a permis de cartographier de manière quasiment exhaustive l'évolution dans le temps de la réponse des anticorps de la COVID-19, estiment l'ISS et le San Raffaele.

L'étude a été réalisée en suivant 162 patients positifs au SRAS-CoV-2 (67 % d'hommes, âge moyen : 63 ans) qui se sont présentés aux urgences du San Raffaele durant la première vague de la pandémie en Italie. Les premiers échantillons de sang ont été recueillis au moment du diagnostic en mars-avril 2020, les derniers fin novembre 2020.

Pas moins de 57 % souffraient d'une autre pathologie que la COVID-19 au moment du diagnostic. Les plus fréquentes étaient l'hypertension (44 %) et le diabète (24 %).

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