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Les potagers populaires dans les familles des communautés africaines

Une femme est dans son jardin. Elle tient une plante.

Sifa Karibwami cultive un petit potager dans sa cours pour manger bio et rester connectées avec ses racines.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Nikundana

Retrouver le goût de chez soi, assurer une saine alimentation à sa famille ou encore partager avec sa communauté, voilà quelques-unes des raisons qui poussent des résidents issus des communautés africaines à se lancer dans la culture potagère.

Depuis plusieurs semaines, Sifa Karibwami s'affaire dans sa maison pour préparer ses semis. En ce mois de mai, même si les températures se sont quelque peu adoucies à Windsor, il n'est pas encore temps de les planter en pleine terre.

Je me suis procuré une lampe artificielle pour permettre aux plantes de pousser à l'intérieur de la maison. Je dois arroser mes plantes et j'utilise l'eau du robinet   explique-t-elle.

Une femme au milieu de ses plantes

Sifa Kajibwami a installé ses semis dans sa maison avant de pouvoir les planter à l'extérieur.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Nikundana

Son futur potager sera garni d'une variété de plantes et de légumes comme des épinards, des tomates, des aubergines ou encore des amarantes africaines.

Pour Sifa Karibwami, il s'agit avant de retrouver les aliments qu'elle consomme depuis son enfance en République démocratique du Congo.

Je n'oublie pas ma culture, c'est la seule raison qui m'a poussée à planter les cultures africaines. Quand je les mange, je me sens au pays, je consomme la nourriture que j'aie toujours consommée au pays. Ça me fait une grande joie , raconte-t-elle.

Un homme est devant une série de bacs en bois dans lequel il y a de la terre.

Paulin Muzenze cultive des amarantes, un légume très prisé des Africains.

Photo : Soumise par Paulin Muzenze

Le goût de chez soi, c'est aussi ce qui motive Paulin Muzenze qui réside également à Windsor. Lui cultive des amarantes dont il fait venir les semences directement d'Afrique.

C’est un légume qui est très très riche en fer. J’ai de petits soucis en fer, quand je le mange, il me donne beaucoup de fer et me permet de faire une bonne digestion. Je préfère celui que je plante moi-même que celui acheté au supermarché explique-t-il.

Son potager se compose de six bacs en bois. Selon lui, sa récolte estivale est amplement suffisante pour sa consommation annuelle.

Un homme tient des plants de légumes dans des pots.

Ambroise Mbuyi veut faire profiter son entourage des plantes qu'ils cultivent.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Nikundana

L’esprit de partage

En attendant que la température lui permette d'entretenir ses plantes à l'extérieur, Sifa Kajibwami partage son intérêt pour la culture potagère avec de nombreux membres de sa communauté qui profitent aussi de son savoir-faire pour les semis.

Plusieurs viennent d'ailleurs s'approvisionner chez elle. C'est notamment le cas d'Ambroise Mbuyi.

Je suis venu chez elle à la recherche d’une bonne nourriture. Elle me donne les plantes, je vais les planter chez moi pas nécessairement pour moi, mais pour tout le monde, confie-t-il.

De nombreuses plantes tropicales s'adaptent très bien au climat estival du Sud-Ouest ontarien. Il n'est pas rare d'en retrouver dans de nombreux jardins.

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