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Après Edmonton, Calgary autorise l'alcool dans ses parcs cet été

La main d'un homme tient une cannette de bière.

Les Calgariens devront réserver une table de pique-nique en ligne s'il veulent boire de l'alcool dans les parcs de la ville cet été.

Photo : ben nelms/cbc / Ben Nelms

Radio-Canada

Dès le mois de juin, les Calgariens pourront réserver des tables de pique-nique pour consommer des boissons alcoolisées après que le conseil municipal a voté pour la mise en place d'un projet pilote.

Adopté après un vote massif du conseil municipal en sa faveur (12 voix contre 2), le projet se déroulera du 1er juin au 7 septembre. Les Calgariens qui souhaitent pouvoir boire une bière ou un verre de vin à l’extérieur devront impérativement réserver une table de pique-nique en ligne.

La conseillère municipale Jyoti Gondek, qui a voté en faveur du projet, se demande pourquoi la réservation des tables est essentielle. Je ne comprends pas pourquoi nous ne mettons pas simplement un panneau qui indique qu’on peut boire de l’alcool dans les espaces définis, demande-t-elle.

La Ville défend le recours à un système de réservation, car cela permettra de collecter des données sur la pratique qui seront présentées au conseil municipal en novembre.

À l’heure actuelle, la Ville applique une tolérance zéro en ce qui concerne la consommation d’alcool dans ses parcs. Quelques événements, comme des festivals, échappent néanmoins à cette règle, car ils possèdent un permis de vente de la Commission provinciale des jeux du hasard, de l'alcool et du cannabis.

Si un premier sondage, avant la pandémie, en 2019, avait montré que l'intérêt pour la mise en place d'un projet pilote tel que celui-ci était limité, un second sondage datant de décembre 2020 a démontré plus d’enthousiasme : 79 % des personnes interrogées se sont prononcées en faveur de la pratique.

La conseillère municipale Diane Colley-Urquhart, qui s’est opposée au projet, s’inquiète du message confus que peut transmettre cette décision alors même que la Ville possède une stratégie sur la santé mentale et les dépendances.

Je pense qu'il est important pour nous de ne pas rejeter l’avis d'experts comme la médecin hygiéniste de la Ville, soutient-elle.

La Dre Karla Gustafson, qui occupe ce poste, s’était prononcée contre le projet dans une lettre, arguant que les parcs sont normalement des lieux de rassemblement et d'exercice à faible risque, et que l'augmentation du nombre de lieux où les gens peuvent consommer de l'alcool pourrait avoir de nombreux effets néfastes.

Elle a rappelé qu’il est important d’avoir des espaces publics exempts d’alcool et que le comportement d’individus sous l'influence de l'alcool peut amener une pression supplémentaire sur les systèmes de justice et de santé qui sont déjà bien occupés.

Le conseiller municipal Gian Carlo-Carra, qui est à l’origine de la motion, affirme pour sa part que le projet sera mis en suspens s’il menace l’opinion du public à l'égard des parcs.

Les parcs doivent être pour tout le monde, souligne-t-il.

Gian Carlo-Carra préfère plutôt voir le bon côté des choses : le projet pilote est, selon lui, l'occasion de prendre quelques verres ensemble tout en pratiquant la distanciation physique à l'extérieur. Il le voit même perdurer au-delà de la pandémie.

Les lieux et les règlements associés au projet pilote seront publiés sur le site Internet de la Ville avant le mois de juin.

Avec des informations de Sarah Rieger

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