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Le financement d'un nouveau centre aquatique à Rouyn-Noranda confirmé

Le croquis présente des familles dans une piscine intérieure.

La Ville de Rouyn-Noranda avait lancé la campagne « Mon centre aquatique, je le veux! » en février 2020.

Photo : Ville de Rouyn-Noranda

Ce n’était qu’une question de temps avant que l’annonce vienne confirmer ce qui était attendu depuis longtemps: Rouyn-Noranda obtiendra enfin son centre aquatique.

Le projet de 20 millions de dollars a reçu mardi matin la confirmation de la participation des paliers de gouvernement fédéral et provincial. Au total, Québec et Ottawa verseront 12,4 millions de dollars.

La Ville contribue de son côté à la hauteur de 5,5 millions de dollars, alors que la mairesse Diane Dallaire a dévoilé le dernier partenaire, Yamana Gold, qui fournira 2 millions de dollars. Le Centre portera d'ailleurs le nom de l'entreprise.

Ces sommes viennent boucler le financement du centre aquatique de Rouyn-Noranda, estimé à une vingtaine de millions de dollars.

Pour la mairesse, il s’agit évidemment d’une heureuse journée. Nous sommes très contents de voir ce projet se réaliser, une grande étape, a-t-elle dit en conférence de presse virtuelle.

Le centre aquatique viendra répondre à un besoin urgent à Rouyn-Noranda, spécialement en tenant compte de la fermeture de la piscine Youville ainsi que du vieillissement de la piscine du Cégep.

C’était rendu une catastrophe de voir qu’une municipalité de cette ampleur n’avait pas de piscine publique, donc c’était le projet que nous avons mis de l’avant et poussé au maximum

Une citation de :Pierre Dufour, ministre responsable de l'Abitibi-Témiscamingue

Dès cette semaine, les fonctionnaires entameront les travaux afin de lancer les appels d’offres le plus rapidement possible, promet la mairesse.

Quant à d’éventuels dépassements de coûts liés au prix des matériaux, Diane Dallaire a souligné que le projet avait été déposé en février. On voit des augmentations, mais ce qui est important, c’est d’enclencher le processus. Par la suite, nous verrons, mais nous sommes certains que le projet se réalisera et on verra après les appels d’offres.

Évolution du projet

Au fil du temps, le projet s’est transformé, alors qu’on évoquait, au départ, un complexe multisport. À ce sujet, Pierre Dufour avait d’ailleurs réalisé une sortie en 2019 mentionnant que le projet devrait être revu à la baisse.

Il affirmait à ce moment que toutes les municipalités sont en compétition afin d'obtenir des subventions gouvernementales et que la grandeur du projet peut parfois représenter un frein, une affirmation qu’il est venu réitérer en conférence de presse.

Les demandes en infrastructures sportives, pas uniquement dans la région, mais partout au Québec, ont explosé, confirme-t-il.

Le croquis présente des familles qui marchent en direction d'un centre aquatique.

La Ville prévoit la construction d'un centre aquatique adjacent au Cégep et à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Ville de Rouyn-Noranda

Le projet de 40 millions de dollars pourrait être bon, ce n’est pas la question, mais nous n’avions pas les sous pour un projet de cette envergure en Abitibi-Témiscamingue. Il faut être en mesure de présenter le bon projet au bon moment, précise-t-il.

Sa consœur, Isabelle Charest, ministre déléguée de l’Éducation, des Loisirs et des Sports a pour sa part parlé d’un projet de très grande qualité, tout en soulignant avoir reçu des demandes de l’ordre de 1,5 milliard de dollars, alors que l’enveloppe budgétaire pour ses projets s’établissait à 294 millions de dollars.

Bonne nouvelle pour le Cégep

Pour le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, qui pendant un moment a porté le dossier, il s’agit également d’une excellente nouvelle. L’institution contribuera d’ailleurs en fournissant le terrain, mais elle tentera également d’aller chercher des sommes additionnelles au ministère de l’Enseignement supérieur afin de payer sa juste part d’utilisation.

L’un des facteurs qui a aidé le dossier de la municipalité est l’obligation d’avoir une piscine pour le programme de Techniques policières, donc ç’a été un argument supplémentaire, explique le directeur général du Cégep, Sylvain Blais.

Campus du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue à Rouyn-Noranda.

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue a fait don du terrain qui sera utilisé pour le complexe aquatique. (archives)

Photo : Radio-Canada

Le Cégep estimait en 2018 qu’il en coûterait entre 3,3 et 3,7 millions de dollars pour remettre à niveau la piscine. Possiblement cinq ou six millions aujourd’hui, donc la contribution du gouvernement provincial est presque la même, mais avec une nouvelle infrastructure, se réjouit-il.

Pour l’ancienne piscine du Cégep, plusieurs vocations sont envisagées, mais aucune décision n’a encore été prise.

Manque d’infrastructures sportives

Ce centre aquatique ne pourra toutefois pas faire oublier les autres besoins en matière d’infrastructures sportives à Rouyn-Noranda. En 2017, alors candidate, la mairesse avait déclaré que même en réalisant le complexe multisport, nos installations sportives ne seront pas à jour.

À nouveau, Diane Dallaire s’est dite consciente des besoins de sa municipalité en matière d'infrastructures sportives à Rouyn-Noranda. Sa municipalité est d’ailleurs l’une des seules villes de 40 000 habitants et plus à ne pas avoir de surface de gazon synthétique intérieure.

Cinq villes sont dans cette situation. À Mirabel et Boucherville, le projet est lancé, Mascouche possède une grande proximité avec sa voisine Terrebonne, alors que Salaberry-de-Valleyfield et Dollard-des-Ormeaux, sur l’île de Montréal, ne possèdent aucune infrastructure du genre.

C’est sûr qu’il y aura d’autres projets, mais ces projets se font aussi avec la communauté. On le voit vraiment, c’est avec le support des entreprises, des institutions et des citoyens que l’on bâtit tout ça. Je n’ai pas encore de détails pour la suite des choses, mais je suis consciente du besoin, fait-elle valoir.

Grande déception pour le club de soccer Boréal

De son côté, le président du conseil d’administration du club de soccer Boréal soutient que la piscine était une nécessité pour les citoyens, mais admet néanmoins vivre une certaine déception. Son organisme était celui qui avait relancé l’idée d’un complexe sportif en 2013.

Nous avions appuyé le projet, mais c’est très décevant. Nous n’avons pas de surfaces intérieures adéquates pour le soccer intérieur, alors nous jouons au futsal, mais encore là, nos plateaux ne sont pas sécuritaires.

Une citation de :Sylvain Dallaire, président du Boréal

On regarde les efforts que les gens du soccer ont mis, on voit que nous n’avons toujours pas de surface. On encourage les autres sports, mais nous avons hâte que ce soit notre tour, dit celui qui est membre du conseil d’administration depuis 2014.

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