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Les chauffeurs d'autobus d'Halifax se sentent mal protégés contre la COVID-19

Quatre personnes montent à bord d'un autobus par la porte avant.

Le syndicat des chauffeurs d'autobus d'Halifax demande aux autorités municipales de rétablir l'exigence pour les passagers de monter et de descendre de ces véhicules exclusivement par la porte arrière.

Photo : CBC/Robert Short

Radio-Canada

Le syndicat qui représente les chauffeurs d'autobus d'Halifax juge que les mesures de protection contre la COVID-19 à bord de leurs véhicules sont insuffisantes.

Le transport est un service important, surtout pour des travailleurs essentiels, mais les autobus figurent sur la liste des lieux de contaminations possibles en cette troisième vague de cas de COVID-19.

On se sent dépassé par les événements, avance le syndicat des chauffeurs d’autobus.

Au début de la pandémie, afin de protéger les voyageurs et les chauffeurs, les autorités municipales ont pris les mesures suivantes :

  • tous les passagers devaient monter et descendre de l'autobus par la porte arrière;
  • le tarif a été éliminé;
  • le nombre de personnes transportées a été limité à 50 % de la capacité.

Mais ces mesures ne sont plus en vigueur à l’heure actuelle, en pleine troisième vague, déplore le président du Syndicat uni du transport, Ken Wilson.

La seule chose qui est faite, explique-t-il, c'est l'installation d’affiches sur chaque deuxième siège depuis le weekend. Il qualifie cela de poudre aux yeux.

Ken Wilson interviewé.

Ken Wilson, président de la section syndicale représentant les chauffeurs d’autobus d’Halifax, demande aux autorités municipales de resserrer les mesures de prévention de la COVID-19 à bord de ces véhicules.

Photo : CBC

Le syndicat demande que le nombre de passagers soit à nouveau limité à 50 %. Mais ce n'est pas nécessaire, estime le service de transport en commun d'Halifax.

Nos chiffres démontrent une capacité réduite à 29 % de ce qu'elle était l'année dernière. En général, on n'a pas de parcours avec plus de 50 % de capacité, affirme le directeur de la société Halifax Transit, Dave Reage.

Le syndicat soutient le contraire, en s’appuyant sur une photographie prise vendredi dernier.

L'intérieur d'un autobus bondé de passagers. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ken Wilson, président de la section du Syndicat uni du transport qui représente les chauffeurs d'autobus d'Halifax, a publié cette photographie sur Twitter le 7 mai en disant qu'il y avait 35 personnes à bord de cet autobus qui circulait ce matin-là entre Lacewood et Burnside.

Photo : Twitter/@ATU508Pres

En moyenne, oui, il y a une baisse d'achalandage sur le réseau au complet, mais ce n'est pas le cas sur certains trajets, précise Ken Wilson.

Mais la santé publique estime que les mesures de prévention en vigueur sont suffisantes.

Dave Reage explique que les chauffeurs disposent de produits de nettoyage pour leur espace, que le siège derrière eux est bloqué, qu’il faut porter le masque et qu’une feuille en polycarbonate sépare le chauffeur des passagers.

C’est insuffisant, selon le président du syndicat qui compare tout cela à un simple rideau de douche.

Il n'y aura aucun changement aux mesures de sécurité existantes pour le moment, affirme la direction de la société Halifax Transit, qui se dit tout de même réceptive à des changements à l'avenir, si nécessaire.

D’après un reportage de Paul Légère

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