•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les enseignants des cégeps de la région en grève pour deux jours

Des enseignants manifestent devant le Cégep de Jonquière.

La grève des enseignants des cégeps de la région s'échelonnera jusqu'à jeudi midi.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Les enseignants des quatre cégeps du Saguenay-Lac-Saint-Jean amorcent une grève de deux jours mardi midi. Les cours et les examens seront suspendus pendant ce moyen de pression.

Les enseignants du Centre québécois de formation en aéronautique (CQFA) du Cégep de Chicoutimi sont aussi en débrayage.

Le mouvement provincial touche près de 1000 syndiqués affiliés à la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

Ils dénoncent l’attitude du gouvernement à la table de négociation et montrent du doigt son manque d’ouverture.

On veut que les choses bougent du côté du gouvernement parce qu’aux tables de négociations, rien ne bouge, indique la présidente régionale de la CSN, Manon Tremblay. Le premier ministre, en conférence de presse, a parlé de nouvelles offres, mais ce sont les mêmes offres que celles déposées aux tables en 2019.

Les syndiqués exigent notamment des augmentations salariales pour faciliter le recrutement et pour une meilleure reconnaissance de leur travail. Ils demandent aussi plus de ressources pour aider les étudiants qui ont des difficultés, surtout que les retards d’apprentissage causés par la pandémie se feront particulièrement sentir lorsque les finissants du secondaire accéderont aux cégeps.

Si on fait la grève aujourd’hui, c’est pour pouvoir aider tous les étudiants de demain.

Une citation de :Manon Tremblay, présidente régionale de la CSN

Manon Tremblay mentionne que les enseignants n’ont pas d’autres journées de grève à l’horaire d’ici la fin de la session. Toutefois, la semaine prochaine, ce sera au tour des employés de soutien des cégeps à débrayer.

Au Cégep de Chicoutimi, la présidente du Syndicat du personnel enseignant du Collège de Chicoutimi (FNEEQ-CSN), France Devin, met la faute sur l'employeur. Le gouvernement n'arrête pas de nous menacer de couper les ressources pour les étudiants avec des besoins particuliers. Le gouvernement finance moins bien les collèges, surtout en région, ce qui fait en sorte qu'on a beaucoup d'étudiants dans nos classes, a-t-elle déploré.

Des étudiants rencontrés sur place comprennent les revendications, mais ils estiment que la grève se fait à leur détriment. Je sais que c'est des bonnes convictions, mais je trouve qu'ils devraient plus considérer les élèves. Donc moi, la grève oui, mais là ce n'est pas le moment, a énoncé Jasmine Asselin-Simard. Une autre, Clara Chevrette, dénonçait les impacts pour ceux qui viennent de l'extérieur. J'avais à peu près cinq examens. [...] Moi, il faut que je travaille l'été, donc ça reporte tout, a ajouté l'étudiante en publicité.

Avec des informations de Catherine Paradis

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !