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À Winnipeg, les jardins communautaires ont le vent en poupe

Un jardin communautaire à Winnipeg.

Le nombre de parcelles disponibles n’est pas suffisant par rapport à la demande croissante et certains quartiers ne disposent pas de jardins accessibles à pied.

Photo : Radio-Canada / Megan Goddard

Alexia Bille

Un grand nombre de personnes déplorent un manque de parcelles disponibles dans les jardins communautaires de Winnipeg, qui sont victimes de leur succès.

Au jardin de Riverview, il y a une liste d’attente de trois ans pour obtenir une parcelle, déclare le professeur à la retraite de l’Université Saint-Boniface et adepte du jardinage, Fernand Saurette.

Ces jardins offrent des parcelles de terrains cultivables dans de grands jardins partagés à des prix relativement abordables. Pour beaucoup de Winnipégois qui ne possèdent pas de jardin, le concept est idéal.

Il y a des organismes à but non lucratif qui ont un jardin, d’autres sont privés, et beaucoup d'écoles en ont un également, comme l’Université du Manitoba ou celle de Winnipeg, explique M. Saurette.

Mais malgré une apparente abondance de jardins, le nombre d'aspirants jardiniers surpasse le nombre de parcelles disponibles.

La demande a lieu plusieurs mois avant le printemps. Normalement, les organismes commencent à prendre des appels au mois de janvier. Certains ont ouvert les demandes début avril et au bout d'une semaine, c’était comble !, assure l’ancien professeur.

La possibilité d'inclure des jardins communautaires dans de nouveaux quartiers sera discutée mardi au Comité permanent sur la propriété, le patrimoine et le développement de la capitale manitobaine, une nouvelle qui serait très attendue par certains.

Je rêverais d’une ville où il y aurait des jardins communautaires dans tous les quartiers, accessibles à pied pour tout le monde!, s’enthousiasme la membre de l’équipe du jardin communautaire Précieux-Sang, Rhéa Rocque.

Je pense qu’il y a eu un éveil au niveau de la Ville vis-à-vis de cette pratique et qu’elle va essayer de faciliter la transformation de terrains en jardins communautaires, estime Mme Rocque.

Rhéa Rocque en entrevue devant une fenêtre donnant sur un jardin.

Selon Rhéa Rocque, ces jardins communautaires sont importants pour lutter contre l'impact négatif des changements climatiques sur la sécurité alimentaire (archives).

Photo : Radio-Canada

Selon Rhéa Rocque, la pandémie a permis aux gens de se tourner vers des activités extérieures, puisqu’il n’est plus possible de voyager. Aussi, on a pris conscience de la fragilité de notre système d’alimentation, ajoute-t-elle. On vit un retour aux sources et c’est un beau cadeau de la pandémie.

Le jardin de Précieux-Sang, en partenariat avec le Club Té Vert, propose un format de jardin différent. Il dispose d’une seule grande parcelle sur laquelle les jardiniers amateurs s'occupent collectivement des plantations.

On travaille en équipe, explique Rhéa Rocque. On décide quoi cultiver, on plante ensemble, on arrose ensemble, on récolte ensemble, on s’occupe de tout... ensemble!

Le jardin communautaire de Précieux-Sang, à Winnipeg.

Le jardin communautaire de Précieux-Sang, à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Sylviane Lanthier

Ce type de jardin est apprécié par beaucoup de Winnipégois, dont Fernand Saurette. Appeler ça un "jardin communautaire" c’est un peu un non-sens quand tu es seul sur ta petite parcelle, avec ta petite clôture, sans t’occuper de ton voisin. Et gare à lui s’il amène des mauvaises herbes dans mon jardin!, ironise M. Saurette.

Le jardin de Précieux-Sang en est à sa deuxième année d’existence et il est déjà passé d’une équipe d’environ cinq personnes à un groupe d’une trentaine d'amateurs de jardinage, qui prépare la saison 2021.

On a voulu agrandir le terrain, et pouvoir faire pousser beaucoup plus de nourriture fraîche. On souhaitait vraiment ouvrir le projet à toute personne de la communauté intéressée, dit Mme Rocque.

Le format de jardinage en groupe permet aux gens qui ne sont pas familiers avec la culture de la terre d’apprendre. On peut par exemple jumeler une personne avec un jardinier plus aguerri, ajoute Rhéa Rocque.

C’est un peu plus compliqué de s’organiser avec les mesures sanitaires, mais l'année passée, on a pu jardiner quand même, raconte-t-elle. On s’assure simplement qu’il n’y a pas trop de monde en même temps.

Avec les informations de Demia Abraz

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