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Les écoles en pleine transition vers l’enseignement à distance

Des élèves en classe. Ils portent un masque.

Les écoles de la province étaient déjà passées à l’enseignement à distance au mois de janvier pour quelques semaines.

Photo : Reuters / Remo Casilli

Alexia Bille

Le personnel des établissements scolaires de Winnipeg et de Brandon est en effervescence pour préparer le passage à l’enseignement à distance à compter de mercredi.

On s’est réuni dimanche dans la soirée à la direction générale et dans les écoles. La priorité, aujourd’hui, c’est de faire le suivi avec les familles, déclare le directeur général de la division scolaire Louis Riel (DSLR), Chrisitan Michalik.

Christian Michalik.

Christian Michalik assure qu’une planification était déjà en place pour un passage à l’apprentissage en ligne.

Photo : Gracieuseté de la Division scolaire Louis-Riel

L’annonce du passage à l’enseignement à distance pour les élèves de la maternelle à la 12e année n’a pas été une surprise pour Christian Michalik, qui rappelle que les élèves ont vécu cette situation plus tôt cette année.

Les enfants de travailleurs essentiels ainsi que les enfants qui présentent des besoins particuliers pourront tout de même suivre leur cursus scolaire à l’école.

Les élèves qui resteront à l’école auront un enseignant responsable de leur apprentissage. Un enseignant différent s’occupera de la grande majorité des jeunes qui seront à la maison, dit le directeur de la DSLR.

Nous avions déjà une base de données avec les familles identifiées comme étant des travailleurs essentiels et des élèves avec des besoins particuliers, ajoute-t-il.

À la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), les enfants de travailleurs essentiels avaient également déjà été identifiés en novembre dernier.

Lundi, nos administrateurs ont passé des appels à tous les parents identifiés pour confirmer qu’ils allaient bien nous confier leurs enfants et leur demander s’ils avaient besoin d’un transport jusqu’à l’école, explique le directeur général de la DSFM, Alain Laberge.

Un homme au pied d'un escalier de pierre blanche.

Alain Laberge espère un retour en salle de classe le 30 mai, car il estime que c’est la meilleure façon d'éduquer les élèves.

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, le transport scolaire a été un sujet de préoccupation au cours des précédents mois de pandémie. M. Laberge dit avoir travaillé dès dimanche soir à l’élaboration de la liste des élèves qui continueraient de prendre l'autobus, afin d’assurer la distanciation physique en affrétant plus de véhicules là où le nombre d’élèves l’exige.

Il a également fallu préparer des lettres aux parents qui partiront lundi soir, ajoute le directeur de la DSFM. Il a fallu déterminer quelles écoles sont concernées par l’annonce pour tenir les familles informées.

Pour la DSFM, l’École Noël-Ritchot fera donc partie des écoles à passer à l’enseignement à distance. Mais l’École La Source de Shilo restera ouverte en code orange restreint, puisqu’elle n’est pas considérée comme faisant partie de Brandon.

Ce code orange, on l’a connu en janvier dernier, rappelle Alain Laberge. Même si le ministère de la Santé a ajouté des détails comme l’interdiction de chanter ou jouer d'un instrument à vent.

Un défi technologique se pose parfois pour les élèves qui suivront leur cursus en ligne durant les deux prochaines semaines, d’après M. Laberge.

Dans certains cas, les familles n’ont pas Internet ou les outils technologiques, déclare-t-il. On leur demande de communiquer avec la direction de leur école, qui peut leur fournir un ordinateur.

Les cours peuvent également être enregistrés sur une clé USB confiée aux familles si le problème vient de l’accès à Internet, ajoute Alain Laberge.

M. Laberge s’inquiète par ailleurs de la santé mentale des élèves et prévoit d’organiser des rencontres virtuelles régulières pour s'assurer de leur bien-être.

Mais le confort des parents et l’apaisement de leurs inquiétudes sont aussi des préoccupations cruciales. On ne veut pas mettre les parents dans une situation où ils deviennent enseignants. [...] On veut leur assurer que leurs enfants ne seront pas pénalisés à la rentrée s’ils ne peuvent pas les aider à cause de la barrière de la langue ou parce qu’ils travaillent, conclut le directeur de la DSFM.

Avec les informations de Camille Kasisi-Monet

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