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La police de Gatineau recherche des victimes de Jean-Philippe Chaussé

Une auto-patrouille de la ville de Gatineau.

Les éléments que les enquêteurs ont recueillis, comme des photos et des vidéos, leur laissent croire qu'il pourrait y avoir davantage de victimes (archives).

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Radio-Canada

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) est à la recherche de potentielles victimes de Jean-Philippe Chaussé, de Gatineau.

L'homme de 27 ans a été arrêté le 5 mai dernier à la suite d'une enquête concernant plusieurs crimes de nature sexuelle, dont des agressions sexuelles et agressions sexuelles armées causant des blessures et séquestration. Il fait face à 17 accusations en matière de crimes sexuels.

Les éléments que les enquêteurs ont recueillis, comme des photos et des vidéos, leur laissent croire qu'il pourrait y avoir davantage de victimes.

Dans le cas de cinq des six victimes identifiées jusqu'à maintenant, l'accusé aurait utilisé le même stratagème. Il aurait rencontré ses victimes via l'organisme Héberge-Ado, qu'il a lui-même fréquenté en tant qu'adolescent et pour lequel il a été bénévole par la suite.

Les agressions seraient survenues entre 2012 et 2017, mais pourraient s'échelonner sur davantage d'années.

Un homme avec des lunettes pose pour une photo.

Jean-Philippe Chaussé, de Gatineau

Photo : Courtoisie/SPVG

La police croit qu'il aurait pu faire d'autres victimes à Gatineau, mais aussi ailleurs au Québec, parce que M. Chaussé serait un militaire réserviste depuis juillet 2020 et aurait voyagé à travers la province.

Les jeunes filles sont mineures pour la plupart, certaines sont majeures, mais au moment des faits, on parle de jeunes filles qui étaient soit trop jeunes pour consentir, ou que l'écart d'âge était trop grand et s'il y avait eu consentement pour les gestes sexuels posés, à un certain moment, l'accusé a outrepassé ce qui avait été consenti et donc, ça constitue une agression sexuelle, a expliqué l'agente relationniste pour le SPVG, Andrée East.

Toute personne qui reconnaît l'accusé sur les photos, qui croit avoir pu en être victime ou détenir des informations à son sujet, est priée de contacter le SPVG qui poursuit son enquête en collaboration avec la Sûreté du Québec.

On comprend que ça peut être délicat, souvent dans le cas des victimes identifiés, elles étaient des conjointes, des amies de cœur, des blondes, donc il y avait un rôle affectif avec tout ça, ça peut devenir mêlant pour les victimes parce qu'il y a des sentiments qui étaient rattachés à cela, il y a peut-être aussi un sentiment d'obligation dans le cas de relations sexuelles, elles avaient consenti à certaines choses et à un certain moment, on ne s'est plus sentis confortables, on a outrepassé…, poursuit Mme East qui précise que la police veut recueillir le plus d'informations possibles au sujet de l'accusé, sans nécessairement obliger les personnes à porter plainte.

L'accusé était devant le tribunal lundi après-midi pour son enquête sous caution.

Avec les informations de Laurie Trudel

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