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Le passage à l’enseignement à distance est un défi pour les garderies

Un enfant qui tient des blocs de lego dans ses mains.

Les services de garderie resteront ouverts lors du passage à l’enseignement à distance, mais pour certains enfants seulement.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

Les garderies peinent à déterminer quels enfants seront encore autorisés à fréquenter les services de garde qui resteront ouverts, quand les écoles de Winnipeg et de Brandon passeront à l’enseignement à distance, mercredi.

Dimanche, le médecin hygiéniste en chef de la santé publique, Brent Roussin, a déclaré que les garderies pourraient continuer leurs activités, mais que les écoles de ces deux villes ne pourront accueillir la plupart de leurs élèves.

Les enfants de travailleurs essentiels ainsi que ceux qui sont considérés comme étant à risque ou ayant certains handicaps seront toujours autorisés à assister aux cours en personne. Le reste des élèves suivront leur enseignement en ligne.

Les enfants qui suivront un apprentissage à distance ne doivent pas aller à la garderie avant ou après l'école, a déclaré la province.

Selon la directrice générale de l'Association des prestataires de services de garde, la Manitoba Child Care Association, Jodie Kehl, la province a oublié de préciser quels enfants seront autorisés à fréquenter les garderies.

On s'attend à ce que ce soit également [les enfants des travailleurs essentiels] qui seront autorisés à fréquenter les garderies, dit Mme Kehl.

J’ai l’impression que les services de garde sont laissés à eux-mêmes pour déterminer ce qu’ils sont censés faire, ajoute-t-elle.

La responsable du programme de garde du YMCA-YWCA, à l'École Laura Secord, Lana Stasiuk, dit également ne pas savoir avec certitude quels enfants seront autorisés à venir à la garderie.

J'imagine seulement que nous resterons ouverts pour les enfants des travailleurs en soins essentiels, et que les autres devront rester à la maison pour leur apprentissage à distance, explique Mme Stasiuk.

La province a publié un document indiquant qui sont les travailleurs des services essentiels (Nouvelle fenêtre) (en anglais) qui obtiendraient un accès prioritaire aux services de garde.

La priorité est accordée aux travailleurs de première ligne tels que les travailleurs de la santé, les enseignants, les employés des forces de l'ordre et les pompiers. Un deuxième niveau de travailleurs essentiels comprend les travailleurs de première ligne des ressources naturelles, les employés d'épicerie et le personnel essentiel à la chaîne d'approvisionnement, comme les camionneurs.

Malgré l'information publiée par la province, les dirigeants de garderies affirment que ces critères restent imprécis.

Selon Lana Stasiuk, la décision d’accepter un enfant ou non repose en grande partie sur la parole des parents.

J'ai demandé aux parents, ce matin, au fur et à mesure qu'ils arrivaient, s'ils se considéraient comme des travailleurs en soins essentiels, explique Mme Stasiuk.

Comme un certain nombre d'enseignants et d'infirmières envoient leurs enfants dans son programme, la responsable s'attend à ce que le nombre de participants au programme de garde passe de 22 à une dizaine.

Jodie Kehl dit avoir une réunion avec des représentants provinciaux lundi après-midi, où elle espère en apprendre davantage.

D’autres questions en suspens

Mme Kehl souhaite également que la province rende les travailleurs en garderie admissibles à la vaccination.

Nous l'avons vu dans la deuxième vague et maintenant dans la troisième, l'apprentissage précoce et les soins aux enfants sont essentiels pour que notre province continue à fonctionner, explique-t-elle.

Elle souhaite également savoir si la province offrira un soutien financier aux garderies pour compenser le manque à gagner des parents qui ne peuvent pas y envoyer leurs enfants.

Ils n'ont pas besoin d'un fardeau supplémentaire à l'heure actuelle, comme de devoir payer des frais de garde d'enfant s'ils ne participent pas au programme, dit Mme Kehl.

Lors d'une conférence de presse, lundi, le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a été interrogé sur la possibilité d'offrir un soutien financier aux parents qui ne peuvent pas se rendre au travail parce qu’ils doivent garder leurs enfants à la maison.

M. Pallister a répondu qu'il ne connaissait aucune province ayant un tel programme, mais il a indiqué que la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants était un soutien financier disponible pour les parents.

Avec les informations de Meaghan Ketcheson et Cameron MacLean

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