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Plusieurs grèves dans les cégeps du Québec à compter de mardi

La CSN et la CSQ organisent cette semaine des débrayages allant d'une demi-journée à 48 heures.

Une pancarte sur un arbre où on peut lire «Faut que ça change maintenant!». En arrière-plan, des grévistes discutent entre eux dans un stationnement.

Environ 10 000 enseignants et membres du personnel de soutien de cégeps du Québec ont observé une journée de grève le 30 mars dernier pour protester contre la lenteur des négociations avec le gouvernement Legault.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

La Presse canadienne

Les cégeps du Québec seront touchés par différentes grèves à compter de mardi.

Tant la CSN que la CSQ prévoient en effet des grèves de leurs enseignants de cégep cette semaine.

Ceux de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) débraieront durant 48 heures, de mardi midi à jeudi midi. Ceux de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) débraieront durant une journée, jeudi.

Dans le cas de la CSQ s'ajouteront jeudi une grève du personnel professionnel des collèges durant une demi-journée ainsi qu'une grève du personnel de soutien de l'enseignement supérieur durant une journée complète.

Environ 10 000 syndiqués seront visés à la CSQ et 15 000 à la Fédération nationale des enseignants, affiliée à la CSN.

Les parties s'impatientent

Cette grève survient alors que l'année scolaire tire à sa fin au cégep. Beaucoup d'étudiants en sont à finaliser leurs travaux ou sont au début de leurs examens.

Les deux fédérations d'enseignants de cégep affiliées à ces centrales syndicales déplorent le peu d'avancement aux tables de négociations depuis plus d'un an. Les conventions collectives sont échues depuis mars 2020.

On a pris notre cahier de demandes et on l'a priorisé. Pour reprendre un peu l'analogie qu'un de mes collègues a utilisée, on est partis de notre séquoia, notre arbre de réclamations, et on en a fait un petit bonsaï bien ciselé. Malgré tout, ça fait depuis ce temps-là que ça stagne, a soutenu en entrevue Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep à la Fédération nationale des enseignants.

Et la conférence de presse du premier ministre François Legault, le 2 mai, donnant deux à trois semaines pour conclure avec le secteur public, a davantage irrité les syndiqués.

Ça fait trois fois, si on inclut l'exercice de relations publiques de M. Legault, le 2 mai, trois fois qu'on nous présente à peu près la même chose sans rien améliorer, a affirmé M. de Repentigny.

La pandémie nous a poussés dans nos derniers retranchements

En fait, Québec offre des augmentations de 1,75 %, puis de 1,75 %, puis de 1,5 %, soit 5 % sur trois ans, et une possibilité de 1 % supplémentaire si l'inflation dépasse 5 % et si la croissance économique prévue par le gouvernement est au rendez-vous. À ces pourcentages d'augmentation s'ajoutent des montants forfaitaires.

Pour ces enseignants de niveau collégial, la précarité d'emploi est l'un des principaux points en litige, mais il y a également le salaire ainsi que l'intégration des élèves handicapés et en difficultés d'apprentissage.

Du côté de la Fédération des enseignants de cégep de la CSQ, la présidente, Lucie Piché, tient le même discours sur les revendications des enseignants : La pandémie nous a poussés dans nos derniers retranchements. Les profs ont aussi dû s'ajuster à l'enseignement à distance et faire preuve de patience, rappelle-t-elle dans un communiqué.

Les grèves annoncées par les syndicats d'enseignants, de personnel de soutien et de professionnels affiliés à la CSQ démontrent toutefois que cette patience a des limites, conclut-elle.

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