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Les déplacements permis entre l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec

Une arche qui surplombe la route portant l'inscription « Porte de la Baie James ».

La porte de la Baie James, à Villebois dans le Nord-du-Québec. (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Le passage de l’Abitibi-Témiscamingue au palier d’alerte jaune permet désormais les déplacements entre la région et le Nord-du-Québec.

Le gouvernement du Québec rappelle que les déplacements entre les régions ne sont pas recommandés. Cependant, il n’est plus nécessaire de suivre une quarantaine à la suite d’un voyage entre ces deux régions au palier jaune.

Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Alain Poirier, appuie sans réserve la décision du gouvernement, qui permettra à sa population de renouer ses liens avec l’Abitibi-Témiscamingue.

Je suis fier pour les Abitibiens, affirme-t-il. Ça démontre tous les efforts que la population a faits dans votre région. L’Abitibi, c’est notre couloir naturel et on a toujours eu des liens économiques importants. On va pouvoir se déplacer pour faire des achats qu’on ne retrouve pas localement, mais aussi pour la santé et tous les autres services qu’on va y chercher.

Alain Poirier se dit aussi très à l’aise avec l’idée de voir les Témiscabitibiens avoir accès au territoire du Nord-du-Québec.

Personnellement, je n’ai aucune inquiétude. L’Abitibi-Témiscamingue s’en est beaucoup mieux tirée que d’autres régions orange ou rouges. Ça nous fait plaisir de pouvoir recevoir cette population. Ça va faire du bien à notre économie et faciliter les choses pour les gens qui viennent ici pour leur chalet ou des activités récréatives. On retrouve un semblant de normalité dans nos deux régions respectives, ajoute le maire.

Prudence à Tourisme Baie-James

À quelques jours de l’ouverture de la période de la pêche sportive, cet assouplissement des mesures offre un nouveau terrain de jeu pour les adeptes. À Tourisme Baie-James, la directrice générale Isabelle Milord précise cependant qu’il n’est pas encore question de courtiser la clientèle de l’Abitibi-Témiscamingue, alors que les déplacements sont non recommandés par la Santé publique.

Un pêcheur dans le port de Sept-Îles.

Plusieurs pêcheurs se rendent dans le Nord-du-Québec chaque année. (archives)

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

On doit s’arrimer avec les règles qui sont édictées, rappelle-t-elle. Même si l’industrie touristique a mis des mesures strictes en place, on doit rester prudent pour protéger la population, les employés des entreprises et les visiteurs aussi. Avec les paliers actuels, ça reste difficile d’ouvrir nos portes à grande échelle. On est en lien avec l’Association touristique régionale de l’Abitibi-Témiscamingue et on va travailler à s’envoyer mutuellement de la clientèle dès qu’on verra une opportunité.

Soulagement à Villebois

Par ailleurs, la permission des déplacements en zone jaune veut aussi dire la fin du casse-tête pour la population du secteur de Villebois et Valcanton, qui entretient des liens étroits avec l’Abitibi-Ouest.

Stéphane Picard, le président du camping Mont Fenouillet à Cheval, à Villebois, ne cache pas son soulagement, puisque 90 % de sa clientèle provient de l’Abitibi-Témiscamingue.

Ça fait presque un mois qu’on est ouvert et personne ne pouvait y aller, précise-t-il. On reçoit beaucoup d’appels positifs de nos campeurs. J’étais convaincu que ça finirait par se régler, mais j’attendais plus ça dans deux semaines. La nouvelle est très appréciée.

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