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La pauvreté étudiante au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue soulève des inquiétudes

Cinq étudiants posent avec des affiches indiquant «Étudiants mais à quel prix?».

Cinq étudiants en technique de travail social au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, Rebecca Bédard-Paquin, Frédéric Duret, Jade Bouchard, Anoük Lavoie et Stella-Vanessa Tchami, ont fait un projet concernant la pauvreté étudiante au Cégep.

Photo : gracieuseté

Des étudiants en technique de travail social se disent inquiets de la pauvreté étudiante au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue. La hausse du prix des logements les préoccupe particulièrement.

Après avoir mené un sondage en ligne auprès de collégiens dans le cadre d’un projet, une équipe d’étudiants en technique de travail social a publié une lettre ouverte pour exprimer ses préoccupations.

Selon les résultats, parmi les 55 répondants, 7 sur 10 disent allouer au moins 30 % de leur revenu au logement.

Ils ont de la misère à se loger, puis il faut qu’ils travaillent plus pour se loger parce que ça coûte plus cher, remarque Frédéric Duret, un des étudiants qui a mené le projet. Aussi, on a senti que souvent on coupe [les dépenses] dans la nutrition, la manière dont on mange.

La présidente de l’Association générale des étudiant-e-s du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue (AGECAT), Kloé Bourbeau, rapporte que des étudiants se sont fait refuser un logement parce qu’ils n'occupent pas d’emploi. Elle indique que son Association étudie de possibles mesures pour résoudre ce problème.

On essaie de développer quelque chose pour voir ce qui est possible [...] trouver un moyen de faire comprendre aux gens, aux propriétaires, que les étudiants n’ont pas nécessairement le temps de travailler, que les prêts et bourses peuvent être nécessaires dans ce temps-là et que c’est ce qui leur sert d’argent pour faire les paiements, dit-elle.

Édith Bérubé Quesnel, travailleuse de milieu au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et membre du comité de lutte à la pauvreté du Cégep, affirme que la pauvreté étudiante ne devrait pas être banalisée.

Il y a comme la blague "des étudiants, ça mange du Kraft Dinner". C’est comme si c’était normal qu’ils vivent la situation actuelle de précarité financière. Ce n’est pas quelque chose qui favorise le bien-être dans ses études, alors c’est intéressant qu’on se pose la question, dit-elle.

Ne pas savoir qu’on peut demander de l’aide

Édith Bérubé Quesnel observe que de nombreuses ressources existent pour les étudiants dans le besoin, mais qu’elles sont souvent méconnues.

Il faut continuer d’en faire la promotion, parce que des fois on se rend dans les bureaux juste quand on est rendu vraiment en détresse. Disons que c’est intéressant de savoir que ces programmes existent avant que ce soit un problème, comme ça, ça peut être utilisé à titre préventif, souligne-t-elle.

Frédéric Duret indique que la peur d’être jugé refroidit certains cégépiens à l’idée d’avoir recours à de l’aide financière ou alimentaire.

Des fois, c’est plus l’orgueil. Tu ne veux pas avoir l’étiquette d'être pauvre. Ça fait en sorte que les étudiants, souvent, ont peur. Ils ont honte d’aller chercher des ressources.

Une citation de :Frédéric Duret, étudiant en travail social

Kloé Bourbeau souhaite aussi que les ressources soient davantage connues et moins stigmatisées.

Le message que j'aimerais passer, c’est vraiment de dire que les étudiants ont des ressources d’aide et qu’il ne faut pas qu’ils se gênent à y aller, ou qu’ils pensent qu’ils n’y ont pas droit, conclut-elle.

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