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Couvre-feu : baisse de 35 % des accidents de la route et impacts dans les hôpitaux

Les demandes d’indemnisation à la SAAQ au cours des trois derniers mois ont fondu de 35 % en raison principalement des mesures de confinement imposées par le gouvernement comme le couvre-feu.

Les demandes d’indemnisation à la SAAQ au cours des trois derniers mois ont fondu de 35 % en raison principalement des mesures de confinement imposées par le gouvernement, comme le couvre-feu.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cloutier

Pierre-Alexandre Bolduc

Le nombre d'accidents de la route a diminué de 35 % au Québec depuis l'imposition du couvre-feu. La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) confirme le lien entre les mesures de confinement et le bilan routier.

Entre le 1er janvier 2020 et le 1er avril 2020, la SAAQ enregistrait 6715 demandes d'indemnisation. Pour la même période de trois mois en 2021, le nombre de réclamations a fondu à 4363.

Selon le porte-parole de la SAAQ, Mario Vaillancourt, le lien avec les mesures de confinement est clair.

Le couvre-feu a fait en sorte qu'il y avait moins de circulation, donc forcément un risque moins grand qu'il y ait des accidents.

Une citation de :Mario Vaillancourt, porte-parole de la Société de l’assurance automobile du Québec
Depuis 121 jours, un couvre-feu est imposé dans la région de la Capitale-Nationale.

Depuis 121 jours, un couvre-feu est imposé dans la région de la Capitale-Nationale. Les grandes artères sont désertes à partir de 20 h.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cloutier

Les demandes d’indemnisation à la SAAQ :

  • Blessés graves

  • Blessés légers

  • Demandes pour des accidents à l’extérieur du Québec

  • Les gens ont trois ans pour faire une demande d’indemnisation (bien que les réclamations soient faites rapidement dans la majorité des cas).

Je pense que ce qu'il faut retenir, c'est vraiment la notion de risque. Moins d'usagers, moins de piétons, moins d'automobilistes, moins de cyclistes : le risque est moins grand qu'il y ait des accidents et, conséquemment, il y a moins de demandes de réclamation, explique Mario Vaillancourt.

Les rues du centre-ville de Québec en fin de semaine tout juste après 20 h.

Les rues du centre-ville de Québec en fin de semaine tout juste après 20 h.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cloutier

Impact positif dans les hôpitaux de Québec

Cette baisse des activités sur les routes au cours des trois derniers mois s’est tout de suite fait sentir, notamment dans les hôpitaux de la région de Québec, débordés par la hausse fulgurante des patients atteints de la COVID-19 ce printemps.

On le voit, là. On n'a presque pas d'admissions pour des traumatismes graves.

Une citation de :Le Dr Alexis Turgeon, médecin spécialiste en soins intensifs au CHU et professeur à l'Université Laval
Le Dr  Alexis Turgeon en entrevue à Radio-Canada.

Le Dr Alexis Turgeon soutient que la baisse du nombre de blessés sur les routes pendant le couvre-feu a permis aux équipes des soins intensifs de l’Enfant-Jésus de s’occuper des patients atteints de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

L’hôpital de l’Enfant-Jésus du CHU de Québec Université Laval est le centre de référence en traumatologie pour tout l’est de la province. C’est dans cet établissement que les blessés graves de la route sont traités.

Selon le médecin spécialiste en soins intensifs Alexis Turgeon, les effets du couvre-feu sont positifs pour ses équipes et sur le délestage.

Le fait d'avoir moins de gros traumatismes cranio-cérébraux, d'accidents de voiture graves, ça a fait en sorte que notre personnel a pu s'occuper des patients qui avaient la COVID et ça a réduit le délestage dans les blocs opératoires, explique le Dr Turgeon.

La circulation est quasi nulle sur le pont Pierre-Laporte après 20 h. Seuls les camions de livraison de produits essentiels prennent la route.

La circulation est quasi nulle sur le pont Pierre-Laporte après 20 h. Seuls les camions de livraison de produits essentiels prennent la route.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cloutier

Le couvre-feu dans la Capitale-Nationale :

  • En vigueur depuis le 9 janvier

  • 97 jours à 20 h

  • 24 jours à 21 h 30 (du 8 au 31 mars)

Baisse de moitié des activités

Sur les routes, le remorqueur Jean-Paul Larouche est aux premières loges pour voir les effets du couvre-feu. Depuis le début de la pandémie, ses activités ont diminué de moitié en raison de l’arrivée du télétravail, puis de l’imposition du couvre-feu.

Jean-Paul Larouche est président de Larouche Remorquage. Son entreprise couvre toute la ville de Québec (sauf le centre-ville) et le parc des Laurentides.

Jean-Paul Larouche est président de Larouche Remorquage. Son entreprise couvre toute la ville de Québec (sauf le centre-ville) et le parc des Laurentides.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

L’entrepreneur couvre pratiquement tous les secteurs de la ville de Québec et du parc des Laurentides. Ses deux véhicules en poste la nuit n’ont pratiquement plus d’appels.

Avant la pandémie, on pouvait parler de sept ou huit appels par chauffeur durant la nuit, raconte Jean-Paul Larouche. Là, on tombe à un ou deux appels.

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