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COVID-19 : les parents albertains feront-ils vacciner leurs adolescents?

Des élèves du secondaire dans une classe. Une adolescente à l'avant-plan semble préoccupée.

Les Albertains âgés de 12 ans et plus peuvent maintenant se faire vacciner contre la COVID-19.

Photo : Getty Images / izusek

Devrait-on permettre à son adolescent de se faire vacciner contre la COVID-19? C’est la question que doivent se poser les parents albertains depuis que la province a ouvert la vaccination aux plus de 12 ans. Alors que certaines familles attendaient cette occasion avec impatience, d’autres sont plus hésitantes.

Amandine Delamare recevra bientôt sa première dose de vaccin contre la COVID-19. Elle a cependant décidé que ses deux adolescents ne se feraient pas vacciner pour le moment.

Rectificatif :

Une version précédente de ce texte affirmait à tort qu’Amandine Delamare s’était déjà fait vacciner.

On a tous envie d’en sortir, explique-t-elle. Si je les écoutais, ils se feraient vacciner tous les deux, mais on ne leur a pas donné ce choix.

Sa principale crainte est que le vaccin ait des effets secondaires à long terme pour ses enfants.

Je ne suis pas prête à accepter les conséquences que ça pourrait avoir sur mes enfants, si jamais on découvre dans 5 ans qu’il y a des effets secondaires, explique-t-elle.

Un vaccin attendu depuis longtemps

De son côté, dans la famille de Valérie Themens, on a pris rendez-vous pour les deux adolescents dès qu'il a été permis de le faire, lundi matin.

Quand on a vu la semaine dernière qu'ils ouvraient aux 12 ans et plus, on était soulagé [...] On ne veut pas qu'ils tombent malades et on a hâte que la vie reprenne, dit Valérie Themens, qui a reçu une première dose du vaccin d'AstraZeneca il y a deux semaines.

Elle espère d’ailleurs que le vaccin permettra à ses enfants de recommencer à voir leurs amis et à avoir une vue sociale normale.

Je pense que ça a été prouvé scientifiquement que c'est sécuritaire, affirme quant à elle la fille de Valérie Themens, Mia Gosselin, âgée de 16 ans.

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

Des inquiétudes raisonnables

Le spécialiste en maladies infectieuses chez les enfants Jim Kellner affirme qu’il est normal pour les parents de se questionner sur la sécurité des vaccins.

Ils veulent prendre la meilleure décision possible, dit le médecin, qui est également membre du Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 (GTIC), mis sur pied par le gouvernement canadien.

Il affirme cependant que les risques associés à la vaccination sont faibles et que les effets secondaires graves se manifestent généralement rapidement, soit dans la demi-heure suivant la vaccination, pour les réactions allergiques, ou dans les 6 semaines qui suivent.

Ce que nous n’avons pas encore en grande quantité, ce sont des données concernant un grand nombre d’enfants vaccinés, note Jim Kellner. Nous avons cependant des indices venant des États-Unis, où plus de 2 millions de doses [des vaccins contre la COVID-19] ont été administrées à des personnes de plus de 16 ans. Jusqu’à maintenant, il n'y a pas eu de problèmes liés à la sécurité des vaccins.

Il ajoute que les vaccins qui utilisent la technologie de l’ARN messager, comme le vaccin de Pfizer-BioNTech et de Moderna, sont sécuritaires.

La technologie ARN messager est en développement depuis plus de 20 ans, précise Jim Kellner. [...] On n’a pas lancé cette technologie tout d’un coup. L'ARN messager est une substance transitoire dans notre corps. Il transmet une information aux cellules, puis il est digéré par les cellules et il disparaît.

Manque d'information

Malgré tout, les inquiétudes sont bien réelles chez les parents, selon Amandine Delamare. La mère de famille dit avoir souvent discuté du sujet avec ses amis. Ce qui en ressort, c’est qu’on est vraiment face à l’inconnu et qu’il y a beaucoup de questions, affirme-t-elle.

Elle aimerait que le gouvernement mette davantage d'information à la disposition des parents. Les informations qu’on va chercher aujourd'hui, c'est sur Internet et il y a de tout et n’importe quoi, note-t-elle. [...] J’ai la sensation qu'il n’y a qu’un feu vert et que, derrière, il n’y a pas de communication ni de pédagogie ou ne serait-ce qu’une plateforme pour poser nos questions.

À 14 h 30, plus de 112 000 Albertains de plus de 12 ans avaient pris un rendez-vous pour se faire vacciner, selon le ministre de la Santé, Tyler Shandro.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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