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« J’ai un cadavre dans ma boîte de truck », un message vocal troublant de François Asselin

François Asselin dans une voiture de police.

François Asselin à son arrivée au palais de justice de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada

Jonathan Roberge

Au procès de François Asselin, accusé des meurtres d’un collègue de travail et de son père Gilles Giasson, un message vocal laissé par l’accusé à son ex-conjointe au cours de la nuit du 17 au 18 mai 2018 a été entendu par le jury.

Je ne sais pas ce qui se passe, j’ai un cadavre dans ma boîte de truck. Je pense que la police s’en vient, peut-on entendre dans ce message vocal.

Depuis leur rupture en 2015, c’est elle qui avait la garde des enfants durant la semaine. François Asselin pouvait les voir un week-end sur deux, mais il lui arrivait de les voir plus souvent, y compris durant la semaine.

Quelques jours avant son arrestation, son ex-conjointe devait comme d’habitude conduire les enfants chez Gilles Giasson, qui les accueillait dans l’appartement qu’il partageait avec l’accusé. Ce dernier lui aurait alors dit au téléphone : Tu ne le [Gilles Giasson] verras pas, il est parti à Los Angeles avec sa blonde pour un [...] bout.

À la barre des témoins, l’ex-conjointe de François Asselin a été appelée à décrire son comportement. Il pouvait s’imaginer que la terre entière lui en voulait. Il s’imaginait que je le trompais avec du monde de ma job, le facteur, les voisins, même son propre père. Il "paranoïait" beaucoup lorsqu’il était en état de consommation, raconte-t-elle.

Elle ajoute qu’il pouvait alors faire une fixation sur une personne et s’armer. Il pouvait dormir avec un couteau en dessous du matelas ou un bat de baseball à côté du lit. Il disait vouloir nous protéger si quelqu’un entrait, relate-t-elle.

La deuxième semaine s’amorce

En cette première journée de la deuxième semaine du procès de François Asselin, cinq témoins sont appelés à la barre. En plus de son ex-conjointe, le jury entend les témoignages d’un pathologiste judiciaire, d'un expert en balistique et de deux ex-collègues de travail. Une partie de son interrogatoire en vidéo sera également présentée.

Un ex-collègue a corroboré le témoignage d’un employé du port de Trois-Rivières fait la semaine dernière. William Trottier a raconté une discussion qu’il avait eue avec François Asselin. Un matin, alors qu’ils discutaient banalement du client et de leur travail, l’accusé lui aurait glissé qu’il avait essayé de partir sur un bateau, mais qu’il s’était fait virer de bord parce qu’il était plein de sang.

Le témoin affirme que son ex-collègue aurait relaté cette histoire comme si c’était bien normal. Selon lui, François Asselin avait le regard vide et froid comme d’habitude et il n’était pas stressé.

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