•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des syndiqués de l'éducation et de la santé expriment leur ras-le-bol

Des manifestants affiliés aux syndicats de la CSQ.

Des manifestants affiliés aux syndicats de la CSQ

Photo : Radio-Canada/Marc-André Turgeon

Une centaine de syndiqués affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont manifesté lundi matin devant les bureaux du Conseil du trésor à Québec. Ils dénoncent le piétinement des négociations dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Les représentants syndicaux demandent au gouvernement Legault de donner des mandats aux négociateurs du gouvernement pour que les pourparlers puissent débloquer.

La présidente de la CSQ, Sonia Éthier, affirme qu’aucune des 39 tables de négociation sectorielles n’a en ce moment de projet de règlement. 

On a un message, encore une fois, à livrer au premier ministre. Est-ce que la négociation est terminée? Non. Ses offres sont à coucher dehors! On attend encore la négociation en bonne et due forme pour l'éducation, l'enseignement supérieur et la santé, lance-t-elle.

Loin des ententes

Le 2 mai dernier, le premier ministre François Legault se disait confiant de faire aboutir les négociations d'ici deux à trois semaines. Une affirmation qui fait bondir les syndicats.

On voulait faire du syndicalisme autrement. Depuis un an, on a voulu négocier, on a voulu être aux tables. On s'est fait dire à répétition qu'on n'avait pas de mandat, soutient la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, Josée Scalabrini.

Nous autres, les professionnels, ça fait 18 mois que c'est commencé. Malheureusement, on n'a discuté de rien. Il faut que ça commence, il faut que ça change maintenant, témoigne de son côté le président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec, Jacques Landry.

Vous pouvez garder vos grands remerciements pour vous et poser plutôt des gestes concrets en reconnaissance du travail exemplaire des infirmières, infirmières auxiliaires, perfusionnistes et inhalothérapeutes, ajoute la présidente de la Fédération de la santé du Québec, Claire Montour.

Salaire moyen inférieur

Les affirmations de François Legault concernant le salaire moyen et son obsession de l’augmenter au Québec font également réagir.

Lors d’une rencontre virtuelle avec des membres du Conseil du patronat, il y a une semaine, François Legault a déclaré que les travailleurs immigrants devaient gagner plus de 56 000 $ par année.

Chaque fois que je fais entrer un immigrant qui gagne moins de 56 000 [dollars], j’empire mon problème. Chaque fois que je fais entrer un immigrant qui gagne plus de 56 000, j’améliore ma situation , avait alors lancé François Legault.

La présidente de la CSQ y voit un signe que le gouvernement est déconnecté de la réalité.

Le gouvernement ne sait peut-être pas que le salaire annuel moyen du personnel des secteurs public et parapublic, c'est 44 000 $. C'est 9,2 % en retard sur tous les salariés du Québec, et ça, ce n'est pas acceptable, explique Sonia Éthier.

Relance économique

Elle affirme aussi que la relance économique ne passe pas uniquement par des investissements en infrastructures.

Les services publics, c'est un investissement. N'oublions pas que chaque dollar investi dans les services publics, ça pousse l'économie de 1,20 $. En construction, c'est 1,08 $. Pourquoi le gouvernement nous parle tout le temps d'investir dans le béton? lance-t-elle.

Les syndicats affiliés à la CSQ représentent 120 000 travailleurs et travailleuses en santé et services sociaux et en éducation. 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !