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Un projet de ballons de télécommunication à Sept-Îles

Un système de communication radio allumé.

Pour l'instant, seuls les téléphones satellitaires et les radios hautes fréquences permettent de communiquer dans les territoires isolés (archives).

Photo : Radio-Canada / Gian-Paolo Mendoza

Radio-Canada

L’Institut technologique de maintenance industrielle (ITMI), à Sept-Îles, lance un projet de ballons aériens autonomes qui serviront d’antennes relais.

L'initiative doit permettre un service de télécommunication en milieu isolé. D’ici un an, un premier ballon alimenté par des panneaux solaires s'élèvera dans le ciel de Sept-Îles, à une hauteur d'environ 90 mètres.

Ces antennes aériennes ont pour but d'augmenter la portée d'un signal radio, Internet et téléphonique.

Un schéma qui représente des ballons dans le ciel.

Des panneaux solaires flexibles seraient installés sur les ballons pour rendre l’appareil autonome en énergie.

Photo :  courtoisie / Institut technologique de maintenance industrielle

On peut, par exemple, amener des télécommunications sur des chemins miniers, là où il n’y a pas de signal. On appelle ces endroits-là des trous de télécommunication, explique le chercheur de l’ITIM, Laurent Ferrier.

Dans sa première phase de déploiement, le chercheur souhaite un partenariat avec la compagnie de transport ferroviaire Tshiuetin.

En installant un ballon le long du chemin de fer, il serait possible d’offrir une couverture de télécommunication dans l’arrière-pays.

Le train a pour vocation de maintenir un service de passagers en direction de Schefferville.

Le train Tshiuetin assure un transport de passager de Sept-Îles jusqu'à Schefferville. Il est aussi utilisé pour accéder au territoire ancestral des Innus de la région (archives).

Photo : Radio-Canada

Plus tard, un deuxième ballon devrait être installé pour tester la connectivité des appareils entre eux.

De multiples tests

Avant d’envisager le développement de cette technologie, les chercheurs devront déterminer s'il peut s’agir d’une solution permanente ou ponctuelle.

Laurent Ferrier et son équipe devront notamment évaluer la durée de vol et de déploiement des ballons.

Je souhaite développer une façon d'installer très rapidement un ballon sur un site. On parle d'un objectif de trente minutes, environ [...] Ce pourrait être une solution qui serait utilisée lors d’une catastrophe environnementale, par exemple, explique M. Ferrier.

Il faudra toutefois tester la résistance de cette technologie aux vents violents et aux conditions hivernales.

Les chercheurs de l’ITIM ont reçu une subvention de 96 000 $ de la part du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies.

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