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Les CPE pourront utiliser des locaux temporaires

Un local de garderie.

La mesure annoncée par Québec pourrait permettre la création de quelque 20 000 places.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Québec donne son feu vert à l'ouverture de locaux temporaires pour créer des places en garderie. Les Centres de la petite enfance (CPE) pourront utiliser des locaux municipaux, des salles communautaires ou même des espaces en entreprise pour créer de nouvelles places plus vite. Une mesure qui pourrait permettre la création de plus de 20 000 places.

Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, en a fait l'annonce lundi matin à l’occasion de l'inauguration officielle d'une installation temporaire de 26 places au CPE de la Baie, à Bonaventure. Il était accompagné entre autres de la directrice générale de l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) Geneviève Bélisle.

Cette annonce intervient au lendemain d’une mobilisation d'envergure à travers la province.

Il n’y aura pas de compromis sur les mesures de sécurité, rassure le ministre Lacombe. Et il n’y aura pas non plus de système à deux vitesses sur les mesures de santé, ajoute-t-il, puisque c’est fait en partenariat avec les CPE.

Les locaux doivent respecter des critères de sécurité et être conformes aux normes de sécurité incendie. Les locaux devront aussi avoir tous les équipements sanitaires adéquats et le montant des travaux doit être inférieur à 50 000 $, a précisé le ministre Lacombe.

Les responsables de CPE qui ont un projet de construction ou d’agrandissement en cours vont pouvoir accueillir les enfants plus rapidement dans des installations temporaires comme des salles communautaires. Mais il y aura des critères à respecter.

Il y a seulement les places octroyées dans le cadre d’appels de projets qui peuvent être rendues disponibles dans des installations temporaires.

Une citation de :Mathieu Lacombe, ministre de la Famille

Plus tôt en entrevue à Tout un matin, Geneviève Bélisle abondait dans le même sens en soulignant que les CPE étaient les mieux placés pour se rendre sur les lieux pour évaluer le local qui leur est proposé.

On ne veut pas seulement construire des CPE rapidement au rabais. Ces gens connaissent les besoins des enfants et des familles.

Une citation de :Geneviève Bélisle, présidente, AQCPE

C’est un bon pas, mais il faut mettre la main à la poche

C’est un pas dans la bonne direction. Est-ce que cela me soulage? Non, dit Myriam Lapointe-Gagnon, fondatrice du mouvement Ma place au travail.

En entrevue à RDI matin, Mme Lapointe-Gagnon a mis en avant la question de l’investissement dans le réseau pour attirer plus de main-d’œuvre.

Pour Mme Lapointe-Gagnon, ce qu’on attend est une reconnaissance de la profession des éducatrices parce qu’on sait que le problème principal est la pénurie de main-d’œuvre.

Ça prend des mesures d’urgence parce qu’il y a une crise dans le réseau, a-t-elle insisté.

Myriam Lapointe-Gagnon a déploré également que les investissements dans l’infrastructure des CPE ne suivent pas les besoins.

On parle de 0,03 % d’augmentation du budget pour les infrastructures en CPE, alors qu’on a augmenté de 20 % pour les routes.

Une citation de :Myriam Lapointe-Gagnon, fondatrice du mouvement Ma place au travail

Le budget pour les enfants au Québec n’est pas au rendez-vous, dit-elle. Le ministre a beau avoir de bonnes intentions, s’il n’a pas les moyens de ses ambitions, si les autres ministres ne l’appuient pas là-dedans, si François Legault n’en fait pas un enjeu prioritaire, on va continuer des mois encore et mon bébé n’aura pas de place en septembre.

Dimanche, des éducatrices et des parents qui peinent à trouver une place subventionnée en service de garde ont manifesté côte à côte, réclamant des mesures d’urgence.

Près de 51 000 enfants figurent présentement sur la liste d'attente du guichet d'accès unique.

En mars dernier, après avoir avoué que des problèmes bureaucratiques empêchaient le développement du réseau des CPE, le ministre Lacombe annonçait une optimisation du processus afin d’accélérer la création de nouvelles places dans les garderies subventionnées du Québec.

Le gouvernement a fait passer de 17 à 9 les étapes à franchir pour pouvoir ouvrir un CPE ou ajouter des places dans un établissement existant.

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