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Un hectare de terre boisée sur cinq a disparu à l’Î.-P.-É depuis 30 ans

Sur cette image aérienne, on peut constater les dommages qu'a causés la tempête Dorian sur cette forêt de l'Île-du-Prince-Édouard.

En 2019, l'Île-du-Prince-Édouard a été frappée par la tempête post-tropicale Dorian. Les images aériennes constatent les dommages qu'a causés la tempête dans les terres boisées de la province.

Photo : Facebook / @upeiclimateresearchlab

L’Île-du-Prince-Édouard aurait connu une baisse de 20 % du nombre d’hectares de terres forestières dans les trois dernières décennies.

Une statistique inquiétante qui a été présentée par le ministre de l’Environnement de l’île Steven Myers la semaine dernière à l’Assemblée législative.

Ces données proviennent des résultats préliminaires d’une étude sur l’ampleur du déclin des forêts dans la province, qui sera finalisé d’ici 2023.

Si ces statistiques se confirment, le taux de déforestation enregistré au cours de la dernière décennie serait plus important que celui enregistré au cours des vingt années précédentes.

Peter Bevan-Baker.

Le chef du Parti vert de l'Île-du-Prince-Édouard, Peter Bevan-Baker.

Photo : Radio-Canada

Une baisse de 20 % du nombre d’hectares de terres forestières serait énorme, souligne le leader de l’Opposition à l’Assemblée législative, Peter Bevan-Baker.

 Ce sont des statistiques choquantes, car il s’agirait de la plus faible couverture forestière jamais enregistrée à l’Île-du-Prince-Édouard. 

Une citation de :Peter Bevan-Baker, leader de l’Opposition à l’Assemblée législative, à l’Île-du-Prince-Édouard
Steven Myers en entrevue dans son bureau

Steven Myers, ministre de l'Environnement de l'Île-du-Prince-Édouard, rappelle que les forêts sont un élément essentiel dans le plan de la province de devenir carboneutre d'ici 2040.

Photo : CBC/Brian Higgins

Le ministre Steven Myers reconnaît l’ampleur du problème et affirme qu’il faudra une génération pour réparer ces dommages environnementaux.

Le gouvernement mettra des efforts supplémentaires dans son plan afin de récupérer les pertes qu’on voit arriver.

Une citation de :Steven Myers, ministre de l’Environnement de l’Île-du-Prince-Édouard

Afin de contrer l’avancement de la déforestation, le gouvernement s’est engagé à planter deux millions d’arbres par année et à encourager des pratiques durables dans les terres agricoles.

Près de 90 % des terres de l’Île-du-Prince-Édouard sont des propriétés privées, ce qui signifie que la modification des pratiques des exploitants de boisés privés sera essentielle pour redresser la situation de la province en matière de foresterie.

Nous voulons montrer aux gens quels sont nos objectifs et pourquoi il est nécessaire qu’ils nous aident à apporter des changements, a ajouté le ministre.

L’impact de la déforestation

Professeur en biologie de l’Université de Sherbrooke, Dominique Gravel explique que la déforestation entraîne une disparition plus rapide des espèces de plantes et d’animaux dans les écosystèmes insulaires, comme celui de l’Île-du-Prince-Édouard.

Si une espèce disparaît d’une île, ça peut être pour toujours alors que dans un massif forestier continental, cette situation-là ne surviendra pas nécessairement, explique-t-il.

Un homme souriant.

Dominique Gravel, est professeur au département de biologie de l'Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie intégrative.

Photo : Radio-Canada / Photo fournie

Il est aussi plus difficile pour ce type d’écosystème de récupérer une partie de la biodiversité qui serait perdue, selon le professeur en biologie.

En réduisant la taille des terres boisées, la connexion entre les îlots de forêts restants se perd, ce qui nuit aux mouvements migratoires des animaux et entraîne des extinctions de deuxième ordre.

La déforestation est l’une des plus grandes menaces à la biodiversité au monde.

Une citation de :Dominique Gravel, professeur en biologie de l’Université de Sherbrooke

Dominique Gravel ajoute que pour contrer l’avancement de la déforestation, il est nécessaire de protéger les terres boisées existantes et d’en replanter, si possible.

Pour lui, il faut aussi viser les endroits qui faciliteront les échanges de biodiversité entre les îlots boisés qui restent.

Avec des renseignements de CBC

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