•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mise en garde de pédiatres d’Ottawa sur la « malnutrition sociale » causée par la pandémie

Un enfant assis contre un mur, l'air déprimé.

La socialisation est une étape importante du développement chez l’enfant.

Photo : iStock

Radio-Canada

Un groupe de pédiatres d’Ottawa craint que le manque de socialisation des enfants, causé par la pandémie de COVID-19, engendre des conséquences à long terme pour leur santé mentale et leur santé physique. Ce phénomène porte le nom de « malnutrition sociale ».

La fondatrice du Réseau des pédiatres communautaires d’Ottawa, la Dre Kelley Zwicker, fait remarquer que cela peut causer des problèmes de comportement chez les jeunes enfants, beaucoup de crises de colère et d’emportements tandis que les enfants plus âgés peuvent développer beaucoup de dérèglement de l’humeur, d’anxiété et de dépression.

Qu’est-ce que la malnutrition sociale?

Le terme fait référence aux dommages à long terme que le manque de socialisation normale cause à la santé physique et à la santé mentale des enfants.

Le terme a récemment été inventé par la pédiatre Saba Merchant, basée à Vaughan, en Ontario.

La Dre Kelley Zwicker explique que les pédiatres s’inquiètent même de l’impact potentiel de la pandémie sur le développement cognitif des jeunes enfants. Une partie de l’apprentissage de la parole, par exemple, consiste à voir comment les autres personnes et comment leurs lèvres bougent. Le port du masque pourrait affecter cela.

Le même réseau a récemment sonné l’alarme après avoir remarqué une importante hausse de problèmes de santé mentale, de troubles alimentaires et de dépression chez les jeunes.

Il y a la malnutrition sociale, mais aussi la malnutrition telle qu’on la connaît. La docteure et ses collègues ont observé des changements dans le poids de nombreux enfants. D’un côté, il y a ceux qui ont pris du poids en raison d’un manque d’activité physique. De l’autre, il y a ceux qui ont perdu du poids puisqu’ils ont développé des troubles alimentaires.

Je m’inquiète pour les enfants qui ne vont pas chez le médecin. Je m’inquiète pour les enfants qui ne sont peut-être pas stables sur le plan nutritionnel ou financier.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Comment trouver le bon équilibre?

Le Réseau des pédiatres communautaires d’Ottawa tente de mettre en lumière ces problèmes tandis que la communauté médicale et scientifique réclame des mesures encore plus strictes pour enrayer la propagation du coronavirus.

À cet effet, la Dre Zwicker admet qu’il peut être difficile de trouver le bon équilibre. Elle reconnaît qu’il n’est pas possible de les exposer à des situations sociales à l’heure actuelle, mais qu’il est nécessaire de trouver des moyens de sortir et d’être physiquement actifs, mais aussi de rester en sécurité et de garder une distanciation physique.

Elle recommande donc aux familles de ses patients de vivre le moment présent, de faire la lecture à leurs enfants, de les emmener dehors profiter de la nature et de les encourager à bouger.

La Dre Zwicker veut également réitérer l’importance d’utiliser les ressources nécessaires en cas de besoin.

Besoin d'aide pour vous ou un proche?

  • Si vous avez besoin d'aide en français partout au Canada pour vous ou pour l'un de vos proches, appelez le 1 833 456-4566. Vous pouvez aussi visiter le site web (Nouvelle fenêtre) des Services de crises du Canada.
  • Au Québec (français) : Association québécoise de prévention du suicide: 1 866 APPELLE (1 866 277-3553)
  • Jeunesse, J’écoute offre aussi de l’aide partout au Canada pour les adolescents qui veulent parler de leur situation, au 1 800 668-6868.

Ces services sont offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Avec les informations de Hallie Cotnam

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !