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Une chorale virtuelle du CALACS d’Ottawa pour soutenir les femmes

Une femme consulte son téléphone cellulaire assise dans une pièce plongée dans la pénombre, devant une fenêtre d'un quartier résidentiel.

Malgré la pandémie, le CALACS francophone d'Ottawa n'a jamais cessé ses activités.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Un projet sera lancé, le 19 mai prochain, par le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) francophone d’Ottawa afin de créer un élan de solidarité envers les femmes en cette troisième vague de pandémie.

La coordonnatrice des services d’intervention de l’organisation, Josée Laramée, a expliqué à ICI Ottawa-Gatineau que l'initiative a germé en raison du confinement.

Plusieurs femmes, avec le confinement, ont revécu du stress. C’est donc allé [s’ajouter à celui] qu’elles vivent et qu’elles subissent à cause du traumatisme de l’agression sexuelle, a-t-elle dit.

Le CALACS a, ainsi, contacté la musicienne Cécile Doo-Kingué pour qu’elle offre une chanson, a indiqué Mme Laramée. Une trentaine de femmes ont ensuite été rassemblées par l’organisation pour joindre leur voix.

Portrait de Cécile Doo-Kingué, en noir et blanc.

Cécile Doo-Kingué a accepté l'invitation de l'organisme.

Avec la troisième vague, on s’est dit ''Ça prend une vague de solidarité''.

Une citation de :Josée Laramée, coordonnatrice des services d’intervention du CALACS francophone d’Ottawa

La coordonnatrice des services d’intervention a aussi relevé que la façon dont les intervenantes travaillent auprès des femmes a beaucoup changé puisque le mode virtuel permet d’entrer dans les résidences de celles-ci.

Ça ne veut pas dire que toutes les survivantes d’agressions sexuelles sont en danger [...], sauf qu’il reste qu’on voit leur domicile. On voit des choses qu’on ne verrait pas si on était à l’intérieur du CALACS, a-t-elle dit.

Le confinement et le contrôle

À savoir si la quantité de violences à caractère sexuel a augmenté depuis le début de la pandémie, Josée Laramée a admis qu’il était difficile de répondre à la question. En revanche, elle a affirmé que le confinement peut permettre à un agresseur d’exercer davantage un contrôle sur sa partenaire.

Par exemple, une femme qui doit se rendre à l’hôpital sait qu’elle va être à risque et en danger à cause de la COVID-19. Nous avons vu des survivantes, qui avaient des difficultés, qui devaient se rendre à l’hôpital, pour [traiter] certaines conséquences des agressions sexuelles, et qui ne se sont pas rendues.

La coordonnatrice a même fait état de cas où des survivantes doivent maintenant prendre soin de leur agresseur. Par exemple, les survivantes d’inceste d’un père qui est maintenant malade, qui se retrouve à la maison...

L’isolement, causé par le confinement, s’est avéré hyper difficile pour bon nombre de ces survivantes, a noté Josée Laramée, qui a remarqué une hausse du stress et des crises. Cependant, sachant qu’elles avaient besoin d’aide plus que jamais, le service du CALACS n’a jamais été mis sur pause, il a seulement été offert différemment.

Avec les informations de Daniel Bouchard

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