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Un comité de l'ONU examine une plainte des Mi'kmaq contre le gouvernement fédéral

Pêcheur sur le quai avec des cordages et des casiers à homard.

Un drapeau mi'kmaq flotte sur un bateau de pêche, le 22 octobre 2020 au quai à Saulnierville, dans la baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Eric Woolliscroft

La Presse canadienne

Un comité de l'Organisation de Nations unies (ONU) demande au gouvernement fédéral des explications sur les allégations voulant qu'il ait commis des actes racistes contre des pêcheurs mi'kmaq, en Nouvelle-Écosse.

Dans une lettre transmise le 30 avril, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale demande à Leslie Norton, la représentante permanente du Canada auprès des Nations unies, de répondre  avant le 14 juillet aux allégations de la Première Nation de Sipekne'katik.

La Première Nation a soutenu qu'elle a le droit de pêcher le homard pour s'assurer une subsistance convenable à la suite d'une décision de la Cour suprême du Canada.

Cette dernière a ensuite clarifié sa décision en disant que le gouvernement fédéral pouvait réglementer le droit issu des traités à des fins de conservation.

Des membres de la Première Nation ont été victimes de violence de la part de résidents non autochtones, l'automne dernier.

Un entrepôt de homards a été détruit par le feu, tandis qu'une camionnette appartenant à un Autochtone a été incendiée.

Le volant et les sièges avant d'un véhicule complètement calciné.

Une camionnette incendiée à New Edinburgh, en Nouvelle-Écosse, le 19 octobre 2020.

Photo : Reuters / John Morris

La Première Nation de Sipekne'katik pêchait alors le homard en dehors de la saison prévue par la réglementation fédérale.

Haine raciale et incitation à la violence sur Internet

Le comité de l'ONU veut examiner les allégations selon lesquelles la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le ministère des Pêches et des Océans (MPO) n'ont pas pris les mesures appropriées pour empêcher ces actes de violence et pour protéger les pêcheurs et leurs propriétés contre le vandalisme.

Elle s'inquiète que les droits issus des traités n'aient pas été respectés, l'année dernière.

Le comité est préoccupé par les allégations au sujet de l'absence d'intervention des autorités de l'État pour prévenir et enquêter sur les prétendus discours prônant la haine raciale et incitant à la violence sur Internet, ainsi que sur des actes de violence et d'intimidation contre les Mi'kmaq par des acteurs privés, peut-on lire dans la lettre.

Des bateaux de pêche au quai, la plupart ayant hissé un drapeau d'une Nation autochtone.

Une flottille de bateaux de pêche de Sipekne'katik, le 20 septembre 2020 à Saulnierville, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Mark O'Neill

La lettre du comité a noté ses recommandations antérieures demandant aux gouvernements qui ont signé la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale de prendre des mesures pour prévenir les crimes haineux contre tous les groupes ethniques et minoritaires, les migrants et les peuples autochtones.

L'avis est signé par le représentant chinois Yanduan Li, le président du comité.

Demander une intervention des Casques bleus

Le chef de la Première Nation de Sipekne'katik, Mike Sack, a annoncé dimanche son intention de procéder à une pêche au homard à partir de juin, malgré l'absence d'accord avec le ministère fédéral.

Mike Sack sur le quai, dos à une flotte de bateaux, devant plusieurs micros de différents médias.

Michael Sack, chef de la Première Nation de Sipekne'katik, le 20 septembre 2020 à Saulnierville en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

M. Sack dit qu'il pourrait demander une intervention des Casques bleus si les agents fédéraux chargés de l'application de la loi retirent l'équipement de ses membres dans la zone de pêche au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Il affirme que l'implication du comité de l'ONU est une nouvelle encourageante.

Être reconnue par un organisme qui représente les personnes marginalisées subissant les effets destructeurs et intergénérationnels du racisme systémique est un nouveau jalon dans les efforts de notre communauté pour vaincre la pauvreté et l'oppression , a déclaré Mike Sack.

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