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Feu au palais de justice de Roberval : des défis pour l'organisation des services

Une femme pose au milieu de la rue

En poste depuis à peine 48 heures, la bâtonnière du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Me Lyne Bourdeau fait face à un immense défi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La destruction du palais de justice de Roberval par les flammes crée son lot de chamboulements. En poste depuis à peine 48 heures, la bâtonnière du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Me Lyne Bourdeau fait face à un immense défi.

Question: Qu’est-ce qui se passe à compter de demain?

Les intervenants ont tout de suite mis la main à la pâte, aujourd’hui [dimanche], pour que les dossiers criminels procèdent tel qu’ils le devaient, demain [lundi], mais au palais de justice d’Alma, ceux de jeudi également. Il y a des gens, aujourd'hui [dimanche], qui procèdent à recopier des dossiers puisque les procureurs de la Couronne en ont une copie dans leur bureau. Comme on était déjà dans le mode virtuel avec la pandémie, cela va se passer un peu comme cela devrait se passer, exception faite que certains détenus ou prévenus seront amenés au palais de justice d’Alma.

Est-ce que beaucoup de causes devaient être entendues cette semaine?

Il n’y avait aucune cause en matière civile. Ce qui est heureux pour régler des choses à court terme. En matière criminelle, c’étaient des journées de comparutions. Il n’y avait pas de procès qui devait procéder. C’est un transfert qui a pu se faire très rapidement et très efficacement.

Est-ce qu’il y a des précédents en la matière?

De mon souvenir, d’être rasé par les flammes, non. Je crois que pendant la tragédie de Lac-Mégantic il y a eu un sinistre au palais de justice. Les gens du Barreau du Québec m’ont informée qu’il y avait eu destruction complète du greffe. Les dossiers judiciaires avaient pu être reconstitués. S’il s’avérait que dans le District de Roberval le greffe est détruit, ce qu’on ignore encore à l’heure actuelle, il y aura moyen de reconstruire les dossiers judiciaires et de faire en sorte que le tout revienne à la normale le plus rapidement possible.

Le système judiciaire est déjà accusé, à tort ou à raison, d’être lourd. Est-ce que l’incendie va accentuer ce phénomène?

Je vous dirais que non. Avec la pandémie, le mode virtuel a accéléré le système judiciaire en évitant de nombreux déplacements et en réduisant les coûts. Au contraire, je crois qu’on a une certaine chance dans notre malheur. La pandémie fait en sorte que le système judiciaire s’est doté rapidement d’un mode virtuel, d'un greffe numérique. Je suis positive que les choses vont aller bon train dans les prochains jours.

D’après les informations de Jean-François Coulombe

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