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L'Aviation royale canadienne veut se tourner vers des pilotes étrangers

Un CF-18 sur la piste

Un CF-18 canadien au décollage à la base militaire de Doha, au Qatar en 1990.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La Presse canadienne

L'Aviation royale canadienne (ARC) espère se tourner vers des pilotes étrangers afin de remédier au manque de pilotes expérimentés dans ses rangs.

Dans une entrevue à La Presse canadienne, le commandant de l'ARC, le lieutenant-général Al Meinzinger, dit que l'armée travaille avec le ministère de l'Immigration afin d'uniformiser l'enrôlement de pilotes étrangers.

Nous ne serons pas placés dans une position d'influence ou pour réclamer un certain résultat, affirme-t-il. Ça serait un bon moyen pour convaincre ceux qu'ils veulent venir au Canada et continuer à servir au sein des forces aériennes.

L'aviation canadienne a adopté plusieurs mesures au cours des dernières années afin d'avoir suffisamment de pilotes expérimentés pour former de nouvelles recrues et diriger des missions aériennes au pays et à l'étranger.

Répercussion sur la défense et la sécurité

La gravité de cette pénurie de pilotes a été soulignée à maintes reprises par des responsables militaires, et même par le vérificateur général fédéral. Cela a suscité des inquiétudes quant aux répercussions à court et à long terme sur la défense et la sécurité du Canada.

Le général Meinzinger soutient que des progrès ont été réalisés pour pallier cet écart. L'armée de l'air est censée avoir environ 1500 pilotes, mais n'en comptait qu'environ 1275 en décembre 2019. À l'heure actuelle, le manque s'élève à environ 130.

Une réorganisation des effectifs a permis de placer des pilotes dans les cockpits plutôt que derrière un bureau.

Toutefois, ce progrès est inférieur aux attentes des militaires et du gouvernement.

Le commandement veut aussi retenir son personnel expérimenté dans ses rangs en offrant un meilleur soutien aux familles, en faisant appel aux réservistes pour les travaux d'entretien de base et en créant le poste d'officier des opérations aériennes.

L'armée a espéré qu'un certain nombre de pilotes licenciés par des compagnies aériennes commerciales afflueraient vers l'armée de l'air, mais seulement une quinzaine d'entre eux ont accepté d'être recrutés, signale le général Meinzinger.

Ce n'est pas un nombre significatif, reconnaît-il. Certains d'entre eux ont peut-être déjà fait la transition vers un autre emploi civil ou essaient de savoir s'ils retrouveront leur ancien emploi.

L'officier supérieur espère que les pilotes étrangers qui souhaitent s'enrôler dans les forces canadiennes ne soient pas bloqués par la bureaucratie ou d'autres obstacles techniques.

Le commandant de l'armée de l'air a laissé entendre que la majorité de ceux qui souhaiteraient porter un uniforme des Forces armées canadiennes est originaire de pays de l'OTAN ou d'Europe, mais peut aussi provenir d'autres pays comme l'Inde.

Ils ont souvent des milliers d'heures d'expérience et c'est une excellente occasion pour nous, avance-t-il.

La pandémie a nui au recrutement et à la formation des nouveaux pilotes. Le chef d'état-major de la Défense par intérim, le lieutenant-général Wayne Eyre a indiqué que le recrutement avait diminué des deux tiers, l'an dernier.

Le général Meinzinger admet que ce déclin a eu des répercussions évidentes dans l'armée de l'air.

Ce sera un défi pour nous. Nous devrons gérer stratégiquement ce problème démographique.

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