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Horaire à l'heure des ambulanciers dans la région : le syndicat souhaite l'intervention des députés de la CAQ

Dès le début de l'année prochaine, il y aura 3 équipes d'ambulanciers pour travailler 24 h sur 24 dans les deux villes.

Depuis plusieurs années, les paramédics d'Amos, de Malartic et de Ville-Marie revendiquent la fin des horaires de faction.

Photo : Radio-Canada

Le Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN) veut que les députés de la Coalition avenir Québec de la région interviennent dans le dossier des ambulanciers qui souhaitent passer à des horaires à l'heure.

Depuis plusieurs années, les paramédics d'Amos, de Malartic et de Ville-Marie revendiquent la fin des horaires de faction.

Un système qui les oblige à attendre les appels d'urgence à la maison. Ils doivent ensuite se rendre au travail pour récupérer une ambulance et aller sur le lieu de l'intervention.

Ce qui rallonge le temps d’intervention.

Récemment, le ministère de la Santé a fait des annonces pour les secteurs de La Tuque en Mauricie et de Cabano, au Bas-Saint-Laurent.

Le président régional du syndicat Félix-Antoine Lafleur se demande pourquoi la région n'est pas concernée par les annonces.

L'objectif n'est pas de dire qu'une MRC est mieux qu'une autre, pour nous au final l'important c'est que l'ensemble des secteurs qui le méritent soient convertis.

Une citation de :Félix-Antoine Lafleur

Le ministre de la Santé est sorti lors des deux dernières annonces à Cabano et à La Tuque en disant que ça prend un service de réponse plus rapide. Pourquoi les gens de Cabano et de La Tuque auraient droit à un service plus rapide et pas les gens de Malartic, d'Amos ou de Ville-Marie ou de l'ensemble de la région? Pour nous, il est clair que le ministère n'accomplit pas sa mission de protéger les citoyens de la région, pour nous il est évident que le ministère est dans l'erreur, croit le syndicaliste.

De plus, ajoute Félix-Antoine Lafleur, le changement s'impose plus pour les ambulanciers de la région puisque l’occupation moyenne par semaine des horaires de faction est beaucoup plus importante chez nous que ceux de Cabanon et de La Tuque.

Une affirmation rejetée par le ministère de la Santé qui explique que parmi les paramètres actuels d’admissibilité à la modification de l’offre de service, il y a le dépassement du seuil de 28 heures d’utilisation en moyenne par semaine pour les horaires de faction.

Et de préciser qu'à titre d'exemple, pour l’année 2019-2020, l’occupation moyenne par semaine des horaires de factions des secteurs mentionnés dans votre demande se situe entre 12,44 et 21,05 heures. À ce titre, la zone de Cabano présentait un taux d’occupation de plus de 28 heures (28,66 heures). Pour la zone de La Tuque, il s’agit de la pérennisation d’un projet mis de l’avant par le CISSS de la Mauricie – Centre-du-Québec, explique le ministère de la Santé dans un courriel.

Il ajoute qu’un comité ministériel de vigie sur les différents types d’horaires a récemment été mis en place dont l’objectif est de rendre plus contemporains les indicateurs utilisés pour l’évaluation de l’utilisation des ressources et les recommandations d’amélioration des services.

Un argument que réfute le représentant syndical et qui conteste la méthode de calcul du gouvernement.

Les chiffres du ministère sont faux. Il faut comprendre qu'il y a deux méthodes de calcul pour atteindre un certain seuil. Il y a une méthode qui inclut moins d'heures, mais qui demande un seuil moins élevé qui est de 25 h et une méthode qui demande plus d'heures, puisque ça inclut le temps de retour vers le point de service et comme on est dans une région éloignée, il faut inclure ce temps-là. Le seuil par contre est plus élevé à atteindre, 28 h. Le problème est que le ministère utilise la formule qui inclut le moins d'heures, la plus désavantageuse, mais en nous demandant d'attendre le seuil le plus élevé, s'étonne, dit Félix-Antoine Lafleur.

C'est complètement absurde. On ne sera jamais capables d'atteindre ce seuil. Le seuil a été conçu pour être atteint avec une méthode qui englobe le plus d'heures de travail et non une méthode qui restreint le nombre d'heures inclus dans le calcul, ajoute-t-il.

Félix-Antoine Lafleur affirme avoir sollicité des rencontres avec la députée d'Abitibi-Ouest Suzanne Blais et le député d'Abitibi-Est, et ministre régional Pierre Dufour pour leur expliquer la situation.

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