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Elles souhaitent des places en garderie plutôt que des fleurs pour la fête des Mères

Plusieurs familles ont participé à la manifestation qui a eu lieu à Val-d'Or.

Plusieurs familles ont participé à la manifestation qui a eu lieu à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

En ce jour de fête des Mères, le collectif Ma place au travail organisait un rassemblement à Val-d'Or afin de revendiquer des places en garderie ainsi qu’une valorisation urgente de la profession d'éducatrice.

Une quarantaine de personnes ont répondu à l’appel des organisateurs et se sont rassemblées au parc Belvédère en fin d’avant-midi.

Présente sur place, Annie Laître, mère de deux jeunes enfants et enseignante en anglais langue seconde, affirme qu'un sondage réalisé sur Facebook a permis de révéler que plus de 170 familles de la Vallée-de-l'Or sont en attente d'une place en garderie.

Annie Laître avec sa famille et les 174 bonhommes mauves qui représentent les 174 familles à la recherche d'une place en service de garde dans la Valée-de-l'Or.

Annie Laître avec sa famille et les 174 bonhommes mauves qui représentent les 174 familles à la recherche d'une place en service de garde dans la Valée-de-l'Or.

Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR

Mme Laître soutient que cette pénurie de places en service de garde a des répercussions importantes quant à la place des femmes sur le marché du travail.

On demande au gouvernement de débloquer des fonds d’urgence pour aider les parents en ce moment, aujourd’hui, qui se retrouvent avec du sans solde. De mon côté, mon retour est prévu en août, mais il y a des parents qui sont en sans solde depuis un certain moment. Il y a plusieurs mamans qui sont forcées de rester à la maison , exprime-t-elle.

C’est comme si on retournait en 1930 pour les conditions de la femme. Que va-t-on faire quand on va se retrouver avec plein de main-d'œuvre qualifiée à la maison? Que va-t-on faire pour essayer de les ravoir ces gens-là?

Une citation de :Annie Laître

Des listes d’attente interminables

Venue de Macamic avec son conjoint et son bébé de 6 semaines, Cynthia Plante tenait à effectuer le déplacement vers Val-d’Or afin de signifier au ministre de la Famille l’urgence d’agir afin de créer de plus nombreuses places en service de garde.

Je me suis inscrite dans la liste 0-5 an dès que j’ai su que j’étais enceinte. Malgré ça, on est présentement 119e sur la liste d’attente. On essaie de chercher d’autres milieux, mais on appelle et on a des réponses négatives. C’est un peu inquiétant, et on ne sait pas si on va avoir une place , affirme-t-elle.

Cynthia Plante de Macamic est 119e sur la liste d'attente pour obtenir une place en garderie.

Cynthia Plante de Macamic est 119e sur la liste d'attente pour obtenir une place en garderie.

Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR

Éducatrice au CPE Bambin et Câlin de Malartic, Marie-Ève Chénard affirme de son côté que les places sont particulièrement difficiles à dénicher pour les jeunes bambins.

Je vois beaucoup d’annonces sur Facebook. C’est souvent des places pour des bébés. Le ratio des éducatrices avec un bébé est de 1 pour 5 comparativement à 1 pour 10 avec les 4-5 ans, alors ça limite vraiment , indique-t-elle.

Marie-Ève Chénard, éducatrice au CPE Bambin Câlin de Malartic et ses deux enfants ont participé à la manifestation.

Marie-Ève Chénard, éducatrice au CPE Bambin Câlin de Malartic et ses deux enfants ont participé à la manifestation.

Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR

Les négociations au ralenti

Selon Annick Trottier, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), les négociations entre le syndicat représentant les CPE et le gouvernement progressent très lentement.

Ils déposent à la miette quand il y a vraiment une urgence à régler. C’est tout au niveau des conditions de travail et du salaire. Si on veut régler le nombre de places en garderie, ça passe par la valorisation du métier, et c’est ce dont les éducatrices ont besoin présentement , stipule-t-elle.

On a plusieurs éducatrices qui quittent carrément les centres de la petite enfance parce qu’elles sont surchargées et qu’elles n’ont pas d’aide.

Une citation de :Annick Trottier

Selon Annick Trottier, les nouvelles infrastructures annoncées par le gouvernement pour accueillir des places en services de garde seront bien peu utiles si le nombre d’éducateurs et d’éducatrices n’augmente pas rapidement.

On met de nouvelles structures en place. Ici, il va y avoir deux nouvelles bâtisses à Val-d’Or et à Rouyn. C’est bien beau, mais comment on fait pour les remplir? On n’est pas plus avancés. On est certains que ça passe par les conditions de travail. Il va falloir que le ministre mette ça de l’avant pour réussir à régler les problématiques , conclut-elle.

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