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Des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges manifestent

Des travailleurs manifestents.

Les décisions de la fabrique paroissiale compromettent les services aux proches endeuillés, dénoncent les travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne

Des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges de Montréal ont manifesté dimanche contre les décisions de la fabrique paroissiale, qui compromettent selon eux les services aux proches endeuillés.

Les manifestants ont remis des roses blanches aux visiteurs, qui étaient nombreux à se recueillir à l'occasion de la fête de Mères.

On se mobilisait surtout pour démontrer à la clientèle que l'on n'est pas d'accord avec le type de gestion de nos employeurs, qui réduisent les heures d'ouverture depuis plusieurs années, a fait valoir le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges-CSN, Benoît Simard.

On est là pour se battre pour nous, mais pour eux aussi, a-t-il ajouté lors d'une entrevue téléphonique.

Un homme tend une rose à une femme assise sur la banquette arrière d'une voiture.

Les travailleurs ont offert des roses blanches aux personnes endeuillées venues se recueillir au cimetière pour la fête des Mères.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Le syndicat dénonce notamment la suppression récente de 26 postes de travailleurs saisonniers et le non-respect du plancher d'emploi de 62 employés titulaires s'occupant de l'entretien du vaste cimetière situé sur le mont Royal.

Sur la trentaine de personnes qui travaillent sur le gazon, on tombe environ à une dizaine d'employés, illustre M. Simard.

Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2018, les syndiqués ont accepté dans une proportion de 96 % de se doter d'une banque de dix jours de grève à l'issue d'un vote électronique tenu en mars dernier.

On ne veut pas couper les services au client, donc la grève va être en dernier recours, note toutefois leur président. On ne veut pas nuire aux familles. Nous, ce qu'on veut, c'est ce que l'employeur nous respecte.

Le syndicat reproche à l'institution catholique d'invoquer ses problèmes financiers, sans toutefois ouvrir ses livres comptables, pour justifier les concessions demandées dans le cadre des négociations pour le renouvellement de la convention collective.

La Fabrique Notre-Dame cherche à tout simplement envoyer nos emplois en sous-traitance, décrie-t-on.

La Presse canadienne n'a pas été en mesure de s'entretenir avec la direction de la fabrique dimanche.

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