•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des parents manifestent pour plus de places en garderie

Mélissa Bernier porte une affiche où on peut lire "La CAQ on en a plein la couche"

Mélissa Bernier est l'une des instigatrices de la manifestation à Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Radio-Canada

C'est une fête des Mères hors du commun pour celles qui ont manifesté dimanche dans les parcs de neuf villes du Québec, notamment à Sept-Îles.

Elles se sont réunies, de même que leurs conjointes et conjoints, pour dénoncer le manque de places dans les garderies ainsi que la pénurie d'éducatrices en milieu éducatif.

Les plus récentes données indiquent qu'il y a près de 51 000 enfants sur les listes d'attente pour une place dans les services de garde.

À Sept-Îles, les parents qui étaient rassemblés se sont dits impatients de pouvoir compter sur de nouvelles places, leur permettant ainsi de retourner au travail.

Présentement, ce qu’on entend, c’est que le gouvernement veut ouvrir de nouvelles garderies, former de nouvelles personnes. Sauf qu'on parle de 24 mois et, à court terme, on n’a rien pour nous, affirme Zéa Blackburn, l’une des instigatrices de la manifestation de Sept-Îles.

Zéa Blackburn porte un masque à l'extérieur.

Zéa Blackburn lors de la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

On a beaucoup de parents qui sont sans salaire, qui n’ont pas de garderie en ce moment. On a des éducatrices qui sont là pour valoriser leur travail. Elles veulent de meilleures conditions, de meilleurs salaires. On est là pour se faire entendre, indique une autre instigatrice de l'événement, Mélissa Bernier.

Au cœur des doléances des manifestantes, plusieurs mères soutiennent qu'elles ne peuvent réintégrer leur emploi lorsque leur enfant n’a pas sa place en garderie.

Une banderole où est écrit "#maplaceautravail". des manifestants derrière

Le manque de places en garderie empêche des mères de retourner au travail.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Mes parents sont des techniciens à l'hôpital. Ils ont pris trois mois de congé, pendant l’été pour me backer. Sauf qu'après ça, ils retournent travailler et si je ne trouve rien, je vais me retrouver sans solde. Je n’ai pas de solution, explique Mme Bernier.

Les participantes blâment aussi les conditions de travail des éducatrices pour expliquer le manque de place en garderie.

En finissant notre DEC après trois ans, notre salaire est de 16,75 $ de l’heure. Ce n’est pas beaucoup pour partir dans la vie, pour avoir des enfants, témoigne Véronique Clements, porte-parole du mouvement Valorisons notre profession et éducatrice dans un CPE de Sept-Îles.

Véronique Clements à l'extérieur sourit à la caméra

Véronique Clements, éducatrice dans un CPE de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Par ailleurs, une manifestation similaire a eu lieu au même moment dans plusieurs autres villes du Québec, notamment à Rimouski.

Des gens manifestent devant la Cathédrale de Rimouski.

Une manifestation similaire à celle de Sept-Îles avait lieu, au même moment, à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, doit organiser des consultations publiques au cours des prochains mois. Il souhaite trouver des solutions à ce qu'il qualifie de « besoins criants des parents et des éducatrices du milieu ».

Avec les informations de Lambert Gagné-Coulombe

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !