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Des scientifiques veulent comprendre la mort de baleines grises sur la côte ouest

Une carcasse de baleine gît parmi des billots de bois sur une plage bordant un boisé de la côte ouest de l'île de Vancouver, en avril 2021.

Cette baleine a été retrouvée sur une plage de l'île de Vancouver en avril 2021.

Photo : CHEK News

Radio-Canada

La découverte d’une baleine grise émaciée au large de l’île de Vancouver et d’une carcasse d’une autre baleine sur une plage britanno-colombienne ravive les inquiétudes des scientifiques face à la mortalité de ces mammifères.

Si les autorités n’ont pas encore dévoilé les causes de la mort de la baleine grise échouée sur une plage du nord de l’île de Vancouver en avril, elles se disent tout de même préoccupées par le nombre grandissant de baleines mortes sur la côte ouest récemment.

Selon Pêches et Océans Canada, 21 carcasses de ces mammifères, qui peuvent mesurer jusqu’à 15 mètres et peser jusqu’à 40 tonnes, ont été retrouvées échouées depuis 2018.

Selon l’Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA), il s’agit de 21 des quelque 450 baleines grises qui se sont échouées ces dernières années dans ce que l’agence qualifie de morts inhabituelles.

Des morts inhabituelles

La mort de baleines grises a été observée tout le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord, affirme la NOAA sur son site Internet.

Le caractère inhabituel de ces morts est défini par certains critères, dont une forte augmentation du nombre de décès en comparaison aux années précédentes et des problèmes de santé détectés chez ces animaux.

Or, non seulement des baleines grises s’échouent en plus grand nombre, mais celles qui sont observées au large n’ont pas l’air en pleine forme. En avril, par exemple, une baleine émaciée a été aperçue près du centre-ville de Victoria.

Ce genre de données laisse croire aux scientifiques que le nombre de baleines grises décédées pourrait être largement plus élevé que le nombre de carcasses retrouvées sur les berges.

Elles peuvent simplement couler ou dériver en mer ou s’échouer dans un endroit moins populeux, où leurs restes ne seront jamais comptabilisés dans les statistiques, explique la biologiste marine Anna Hall.

Selon les données de la NOAA, seuls 13 % des carcasses s’échouent, alors que la population de baleines grises de la côte ouest a chuté d’environ 24 % depuis 2016. Cette population d’établirait aujourd’hui à environ 20 580 individus.

Des raisons inconnues

Si les scientifiques ignorent encore quelle est la source exacte du problème, ils pensent qu’un problème dans la chaîne alimentaire pourrait être à l’origine du nombre grandissant de décès chez ces mammifères.

D’autres morts pourraient avoir été causées par des contacts avec des bateaux.

Pour tenter d’y voir plus clair, une évaluation de l’écosystème en vue de trouver ce qui a un impact sur l’habitat et l’approvisionnement en nourriture a été entreprise.

Les scientifiques sont également à la recherche de potentielles algues toxiques, de maladies infectieuses, de prédateurs ou d’activités humaines qui pourraient expliquer le phénomène.

Un phénomène connu

Ce n’est pas la première fois qu’un tel déclin est constaté chez les baleines grises. En 1999 et en 2000, leur population a chuté de 23 % avant de reprendre de la vigueur et d’augmenter au point d’atteindre 27 000 individus en 2016.

À l’époque, les chercheurs n’avaient pu établir les causes du déclin soudain, mais ils avaient noté que plusieurs animaux semblaient souffrir de malnutrition.

Anna Hall espère que les baleines grises sauront se relever de ce nouveau déclin. On sait qu’elles peuvent être résilientes, note-t-elle.

Elle demande aux bateaux de ne pas s’approcher des baleines et de rapporter toute observation de baleines mortes ou émaciées à Pêches et Océans Canada.

Avec des informations de CHEK News

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