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L'Union européenne n'a pas encore renouvelé le contrat d'AstraZeneca

Près d'une vingtaine de seringues contenant une dose d'AstraZeneca sur une surface recouverte de tissu.

La Commission européenne poursuit AstraZeneca en raison d'importants retards de livraison de doses.

Photo : Getty Images / David Ramos

Radio-Canada

La Commission européenne n’a pas encore renouvelé sa commande auprès d’AstraZeneca pour la livraison de vaccins contre la COVID-19 au-delà de la fin juin. Certains responsables européens estiment que l’Union européenne (UE) pourrait ne plus renouer d’entente avec le laboratoire anglo-suédois.

Le commissaire européen au commerce intérieur Thierry Breton a déclaré que la Commission n’avait pas, à ce jour, renouvelé la commande après juin, soit le moment au-delà duquel l’actuel contrat expire.

On verra ce qui se passera, a-t-il commenté à France Inter.

Rien n'indique toutefois qu'une autre commande ne puisse être passée à un moment donné. Interrogé à ce sujet, M. Breton a laissé planer le doute, disant que l'UE était en train de renouveler ses contrats avec les différents laboratoires.

Comme de fait, la veille, la Commission européenne a annoncé avoir conclu un accord avec Pfizer-BioNTech qui doit permettre d'acheminer 1,8 milliard de doses de cet autre vaccin contre la COVID-19, dont la moitié en option, pour la période 2021-2023.

On a commencé avec Pfizer parce qu'on est en train de travailler sur la deuxième phase, les vaccins de deuxième génération.

Une citation de :Thierry Breton, commissaire européen au commerce intérieur

Cette entente pourrait toutefois coûter davantage que prévu, a fait savoir M. Breton.

Il y aura peut-être un petit surcoût, mais je laisserai les autorités compétentes le dévoiler en temps et heure, a-t-il dit.

Recours en justice

Il faut dire que les relations ne sont pas au beau fixe entre AstraZeneca et l’UE, qui a entamé à la fin avril des poursuites contre le groupe pharmaceutique en raison d’importants retards de livraison de doses de vaccin.

Bruxelles estime que les termes du contrat n’ont pas été respectés après qu’AstraZeneca eut été incapable de livrer à temps les 120 millions de doses promises au premier trimestre de 2021. Le laboratoire avait aussi indiqué que les livraisons au deuxième trimestre seraient en deçà des commandes escomptées.

Les responsables européens sont en train de planifier la suite de leur vaste programme de vaccination, qui s'étendra éventuellement aux adolescents et aux enfants, afin que la population soit le plus rapidement protégée contre les variants du coronavirus.

L'UE a dit privilégier les vaccins ARN messager (ARNm), comme celui de Pfizer-BioNTech, jugés plus innovants et efficaces contre les variants provenant d'Afrique du Sud et du Brésil.

Le vaccin mis au point par AstraZeneca et l'Université d'Oxford utilise quant à lui une technologie plus traditionnelle.

Il est néanmoins très intéressant et très bon, a déclaré le commissaire Thierry Breton.

Rappelons que de rares cas de thrombose associés à ce vaccin ont mené à restreindre son utilisation dans certains pays européens au cours des derniers mois.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) avait maintenu son appui au vaccin, sans exclure les risques entre son inoculation et les problèmes de coagulation.

L'EMA avait conclu que les bénéfices de ce vaccin, à savoir la protection contre les complications les plus graves de la COVID-19, l'emportaient sur les risques possibles.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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