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Il y a plus de femmes que d'hommes dans les syndicats en Abitibi-Témiscamingue

Les logos des syndicats des travailleurs de la fonction publique sont collés sur un autobus. Un réveille-matin s'y trouve aussi.

Le taux de syndicalisation a augmenté en Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

L'Abitibi-Témiscamingue comptait un peu plus de 24 000 personnes salariées syndiquées en 2020, selon l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue qui s'appuie sur l’Enquête de la population active.

C'est près de 40 % des employés de la région qui avaient des conditions de travail régies par des conventions collectives ou étaient membres d’un syndicat.

44 % de femmes sont syndiquées contre 35 % chez les hommes.

L'emploi syndiqué croît principalement dans le secteur public a forte prédominance féminine, mentionne l'observatoire.

L'observatoire soutient que depuis les 10 dernières années, l’emploi syndiqué a quelque peu progressé dans la région contrairement à l’emploi non syndiqué qui a baissé de 5 %.

Pour ce qui est des salaires, en moyenne un travailleur syndiqué gagne 31 $ l'heure contre 27 $ pour le non-syndiqué.

L'agente de recherche Mariella Collini croit qu'il y a des avantages pour les femmes d'être syndiquées pour augmenter leur salaire.

Chez les femmes c'est encore plus important. L'écart qui est proche de 29 $ de l'heure chez les femmes syndiquées contre 23 $ chez celles qui ne le sont pas. Donc, l'écart est beaucoup plus important. Comparativement aux hommes, l'écart est très mince entre ceux qui sont syndiqués et non syndiqués. Donc on voit qu'il y a un jeu important à cet égard pour l'amélioration des conditions salariales chez les femmes, explique-t-elle.

Mariella Collini note aussi que les pertes d'emplois ont été plus importantes chez les travailleurs non syndiqués depuis le début de la pandémie.

Si on se rappelle un peu les secteurs les plus touchés, on parle beaucoup de restauration, d'hébergement, le tourisme et ce ne sont pas des secteurs où il y a une tradition de convention collective ou des gens qui sont membres d'un syndicat. Et c'est possiblement ce qui a fait que [le taux] des emplois syndiqués dans l'ensemble des emplois a cru de 2019 à 2020, il est passé de 37,5 % à 40 % environ, ajoute Mariella Collini.

La 1re avenue à Amos.

La 1re avenue à Amos

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Le président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN) Félix-Antoine Lafleur se réjouit de l'augmentation du taux de couverture syndicale en région.

Mais il s'inquiète de l'écart salarial entre les travailleurs syndiqués et non syndiqués.

Il croit qu'il y a du travail de recrutement à faire dans les milieux de travail non syndiqués.

C'est une cible de syndicalisation, les milieux qui ne sont pas syndiqués comme le secteur des services, le commerce de détail et la restauration. Dans ces emplois, on remarque des salaires beaucoup moins désavantageux, ce qui nous fait dire que dans ces emplois-là, il y a une possibilité de les syndiquer, croit le responsable syndical.

Mais c'est sûr et certain que le droit de se syndiquer au Québec appartient toujours aux travailleurs, mais le Code du travail met beaucoup de bâtons dans les roues à la syndicalisation dans ces petites entreprises, regrette Félix-Antoine Lafleur.

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