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Du cannabis produit à Louiseville bientôt disponible à la SQDC

Un homme portant un filet de protection et des gants tient un bouquet de cannabis.

Ian Bourassa, fondateur et président d'Agropod, va fournir la SQDC en cannabis produit à Louiseville.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Roberge

Du cannabis produit à Louiseville se retrouvera sur les tablettes de la Société québécoise du cannabis (SQDC) cet automne. MicroLouise fera fleurir dans ses installations entre 3000 et 3500 plants de marijuana par année.

L’entreprise prévoit produire 600 kg de cannabis séché et prêt à la consommation. Cette production va nécessiter l’embauche de cinq personnes au sein de l’équipe.

Les plants sont fournis par Agropod, une entreprise de la Montérégie qui aspire à devenir l’un des plus importants producteurs de cannabis récréatif au Québec. La compagnie reprendra le produit transformé et le redistribuera à la société d’État.

Dans ses usines de Varennes et Verchères, Agropod produit des boutures. C’est l’étape la plus importante. Tu n’auras jamais un bon produit si tu le puises à la mauvaise source, explique Ian Bourassa, président et fondateur de l’entreprise.

Son entreprise a mis des mois à développer différents croisements de cannabis à présent devenus des produits phares. À compter de l’an prochain, sa production devrait atteindre les 900 000 unités par an.

Chacune des boutures doit être arrosée de façon individuelle pour assurer l’uniformité de la qualité, dit-il, pointant une étagère de 2000 boutures qui partiront chez un client lundi.

Pour Louiseville et 11 autres partenaires, les plans fournis auront déjà atteint leur maturité. Il ne restera que la période de floraison, qui se fera dans un environnement automatisé et contrôlable à distance.

Grâce à notre système informatique, on peut gérer le climat, l’humidité, la température et le CO2. L’ensemble des données apparaissent à l’écran. Je peux ainsi prévenir un problème potentiel dans leur salle de production avant même qu’ils ne s’en rendent compte, indique Ian Bourassa.

Les usines sont hautement sécurisées. Des caméras de surveillance veillent sur les installations et le contrôle des portes se fait par cartes d’accès. Les normes d’hygiène, de salubrité et de traçabilité du produit sont aussi très strictes. Une salle est aussi dédiée aux essais de différents systèmes d’éclairage. Dans l’industrie, chaque détail, aussi banal soit-il, influence la production.

Ici nous avons deux plans qui semblent extrêmement similaires mais, en fait, on a deux génétiques différentes qui viennent de deux plans mères différents. Tout au long de la progression de la plante, s’il y a un problème, nous sommes capables de nous ramener à la mère d’origine, soutient-il.

C’est justement cette traçabilité qui lui permet de mettre de côté les mauvaises génétiques et conserver uniquement les plans les plus productifs.

Les producteurs de Louiseville réaliseront quatre à cinq récoltes par an. Une fois fleuri et séché, le produit sera renvoyé à Varennes.

C’est nous qui allons procéder à sa transformation. On vient couper les feuilles pour aller chercher la plus belle des fleurs avant de les faire mûrir. On va ensuite pouvoir les mettre dans des pots et les diriger vers la SQDC, conclut-il.

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