•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manifestation du 1er mai : des entreprises ont refusé des transports vers Montréal

Trois autobus scolaires stationnés.

L'entreprise B.R Inc, située sur l'avenue Watt à Québec, confirme avoir accepté le contrat

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Malgré l'appât du gain, plusieurs entreprises de location d'autobus ont refusé le transport de dizaines de personnes entre Lévis et Montréal, le 1er mai, pour aller manifester contre les mesures sanitaires devant le Stade olympique.

Le CISSS de Chaudière-Appalaches a lancé vendredi un appel au dépistage pour des voyageurs à bord de deux autobus, après que des cas de COVID-19 aient été détectés parmi les passagers.

Une foule

Des centaines de personnes ont participé à une manifestation contre les mesures sanitaires du gouvernement, le 1er mai, à Montréal

Photo : Reuters / JOHANNA GERON

Cette découverte a tôt fait d'attirer l'attention sur le transporteur ayant accepté d'assurer le service aux manifestants. L'entreprise en question, B.R Inc, située sur l'avenue Watt à Québec, confirme avoir accepté le contrat. Quatre autocars ont pris le départ de Québec et quatre autres de Lévis. Ses dirigeants ont refusé d'accorder une entrevue.

Des refus

D'autres compagnies de transport n'ont pas pris le risque de faire monter des récalcitrants aux mesures sanitaires à bord de leurs véhicules.

L'entreprise Autobus Auger fait partie des entreprises contactées par les organisateurs, avant de refuser leur transport. C'était des personnes qui allaient manifester contre les mesures de distanciation sociale et de port du masque, alors c'est sûr que nous, on a décliné l'offre de faire ces transports-là, explique le directeur général, Robert Forest.

On peut s'attendre à ce que les mesures soient plus ou moins respectées dans les autobus. On ne veut pas prendre ce risque-là inutilement, ajoute-t-il.

15 000$

Même si les temps sont difficiles, l'entreprise Autobus Breton a aussi décidé de renoncer à un contrat d'environ 15 000 dollars qu'offrait l'aller-retour entre Lévis et Montréal ce jour-là.

Je voyais des gens qui disaient que dans l'autobus, on avait le droit de ne pas porter le masque, se rappelle Pierre Breton, propriétaire d'Autobus Breton.

On s'est dit que les chauffeurs auraient trop de problèmes à faire respecter les règles. C'est un peu ça la grosse raison, malgré que c'était un contrat qui était intéressant pour nous pendant la pandémie on n’en fait pas de voyage nolisé parce qu'il n'y en a pas.

Une citation de :Pierre Breton, propriétaire d'Autobus Breton

Après coup, et même s'il a laissé un montant d'argent sur la table, M. Breton est heureux de sa décision. Même s'il a refusé de transports, des internautes insultent son entreprise sur les réseaux sociaux. ll n'ose pas imaginer si la compagnie avait réellement accepté le contrat.

Aujourd'hui, on se félicite vraiment parce que malgré tout ça, on reçoit des messages de bêtises parce que les gens pensent que c'est nous qui avons fait le transport.

Moins de 5 cas

Pour le moment, le CISSS de Chaudière-Appalaches confirme que moins de 5 cas sont associés à ce transport par autobus.

Néanmoins, ils demandent aux passagers d'aller subir un test de dépistage et de fournir les informations aux équipes qui font les enquêtes épidémiologiques.

Il est prématuré à ce moment-ci de faire des constats sur l'impact de notre appel public au dépistage pour la cinquantaine de manifestants, estime Geneviève Dion, porte-parole du CISSS de Chaudière-Appalaches.

Avec les informations de Camille Carpentier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !