•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des niveaux d’eau particulièrement bas dans la rivière des Outaouais

La ville de Gatineau de l'autre côté de la rivière des Outaouais.

La crue printanière est survenue plus tôt qu’à l’habitude dans la région, cette année.

Photo : Radio-Canada / Christian Patry

Radio-Canada

La grande région de la capitale nationale n'a pas connu d'inondations comme celles de 2017 et 2019, cette année. Les niveaux d'eau de la rivière des Outaouais sont même particulièrement bas, mais en 2010, ils étaient encore plus bas.

C’est ce qu’a affirmé l’ingénieure en chef au Secrétariat pour la régularisation de la rivière des Outaouais, Manon Lalonde.

C’est vrai que les niveaux sont plus bas que la normale à ce temps-ci de l’année. On pourrait dire jusqu’à un mètre plus bas à certains endroits, mais ce ne sont pas des niveaux exceptionnels, a-t-elle expliqué.

Pourquoi? Parce que la crue printanière est survenue plus tôt qu’à l’habitude, cette année, soit à la fin du mois de mars et au début d’avril.

Comme elle était plus petite qu'à la normale, il n’est pas improbable qu’elle ait échappé aux yeux des citoyens. Elle n'a duré, aussi, que deux semaines [comparativement] à neuf semaines l’an passé, alors [c’est] beaucoup plus court, a ajouté Mme Lalonde.

Manon Lalonde regarde la caméra.

Manon Lalonde, ingénieure en chef au Secrétariat pour la régularisation de la rivière des Outaouais (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Les faibles quantités de pluie qui sont tombées dans la région dernièrement, et la neige qui a fondu rapidement, ont contribué au phénomène, selon l’ingénieure.

À la fin de l’hiver, il y avait des quantités de neige au sol tout près des normales. Par contre, au mois de mars, une partie de cette neige s’est évaporée, a souligné Mme Lalonde. C’est de l’eau qui […] n’a pas été dans la rivière. Aussi, […] au mois d’avril, c’était un mois qui était très sec. Il y avait même une interdiction de faire des feux à certains endroits.

L'heure n’est pas à l’inquiétude, a-t-elle précisé, puisque les niveaux d’eau demeurent plus élevés que ceux observés en temps normal pendant la saison estivale.

Je pense qu’on préfère voir des petites crues même si ça veut dire que les niveaux sont sous la normale, a-t-elle lancé.

Il n’y a rien d’alarmant [...] Par contre, c’est quand même assez inusité.

Une citation de :Manon Lalonde, ingénieure en chef au Secrétariat pour la régularisation de la rivière des Outaouais

Si la pluie boude l’Outaouais au cours des prochaines semaines et que les niveaux de la rivière continuent de baisser, des problématiques pourraient survenir. Dans le cas contraire, la situation devrait se rétablir.

Les principaux réservoirs dans le bassin versant de la rivière sont présentement en train d’emmagasiner l’eau de ruissellement dans les secteurs où ils sont situés, comme ça, s’il devait y avoir une sécheresse au cours de l’année, une partie de cette eau-là peut être relâchée vers la rivière, a dit Mme Lalonde. Plus on se rapproche d’un [barrage] hydroélectrique, […] moins on va s’apercevoir que les niveaux sont plus bas que la normale parce qu’il y a l’influence du barrage à cet endroit-là.

Pour le moment, il faut se tourner vers les précipitations de pluie à venir dans la région pour voir le niveau de l’eau dans la rivière des Outaouais reprendre du galon.

Avec les informations de Jean-François Poudrier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !