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La COVID de longue durée tient des thérapeutes occupés

Une personne porte un masque d'oxygène.

Un patient reçoit de l'oxygène.

Photo : Freepik

Radio-Canada

Des centres de physiothérapie de l’Alberta disent faire face à une demande de services accrue occasionnée par les personnes atteintes du syndrome post-COVID-19 en marge du nombre record de cas de la maladie auquel fait face la province.

L’inhalothérapeute Jessica DeMars, de la clinique Breathe Well Physio, à Calgary, soutient qu’environ 80 % de ses patients sont atteints de ce syndrome, aussi appelé la COVID de longue durée. Cette tendance a commencé l’été dernier, précise-t-elle.

Des patients nous étaient envoyés parce qu’ils avaient le souffle court à cause d’une infection contractée en mars [2020], à une époque où les tests de dépistage n’étaient pas courants, explique-t-elle. Tous les symptômes étaient ceux de la COVID.

Selon certaines études, environ 10 % des personnes infectées par le SRAS-CoV-2 auront des symptômes à long terme, soit au-delà de trois semaines.

Alors qu’elle s’attendait à traiter des patients à la suite d’un passage aux soins intensifs lié à la COVID-19, elle a plutôt noté l’arrivée de patients ayant des symptômes récurrents de la maladie, mais qui n’ont jamais été hospitalisés.

La physiothérapeute edmontonienne Christy Pederson fait le même constat. Selon elle, il y a des similitudes entre les patients qui se remettent de la COVID-19 et ceux qui sont en rémission à la suite d’un cancer. Les traitements sont vraiment similaires, explique-t-elle.

Elle voit des patients auxquels il faut plusieurs mois pour récupérer après avoir eu la maladie.

Il faudra encore beaucoup de recherches pour comprendre ce qui arrive et comment le traiter adéquatement, note Jessica DeMars.

Si elle reconnaît que le maintien de symptômes après une infection virale est courant, elle croit que ça n’a jamais atteint le niveau de la COVID de longue durée.

Quand on pense au nombre de cas, 10 %, c’est énorme. On parle de dizaines de milliers de personnes qui auront des problèmes à long terme en Alberta, ajoute Mme DeMars.

Pour Christy Pederson, l’important est de rappeler aux personnes atteintes du syndrome post-COVID-19 qu’ils ne sont pas seuls et que des traitements existent.

On apprend beaucoup sur cette maladie. Il y a des traitements qui peuvent aider les gens pour qu’ils puissent retrouver une qualité de vie normale.

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