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Une saison de pêche au crabe excellente et étonnante dans l’estuaire

Des crabes dans une poissonnerie

La pêche au crabe des neiges de la zone 17 se termine officiellement le 24 juin mais la plupart des crabiers ont déjà atteint leur quota (archives).

Photo : Radio-Canada

La saison a été très profitable pour les pêcheurs de crabe de l’estuaire, qui ont déjà presque tous rangé leurs casiers. La plupart des bateaux ont atteint leurs quotas à la fin du mois d'avril, soit cinq semaines après le début de la pêche, le 25 mars dernier.

Le quota des crabiers de la zone 17 était similaire à celui de l’an dernier, soit de 1213 tonnes, mais deux fois moins que les 2230 tonnes autorisées en 2019. Cette année-là, le quota total n’avait même pas été atteint.

La zone 17 s’étend de Pointe-des-Monts à Tadoussac, sur la rive nord du fleuve, et de Rivière-du-Loup à Rivière-à-Claude sur la rive sud.

La situation est tout autre cette année. La pêche a été rapide et facile, selon le président de l'Association des pêcheurs de crabe de la zone 17, René Landry. On a eu des surprises, commente-t-il.

Un bateau qui débarque du crabe des neiges au quai  de Rimouski.

Les premiers débarquements de crabe des neiges de la zone 17 ont eu lieu, cette année, le 25 mars. (archives)

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

Le président de l'Association des pêcheurs de crabe, qui compte une cinquantaine de saisons de pêche à son actif, explique qu’il y avait dans l’estuaire du crabe blanc, dont la mue a été plus lente.

Les pêcheurs l’ont vainement attendu l’an dernier. Il est apparu cette année, bien en carapace. C’est du crabe adulte de 12 ou 13 ans. Ce n’est pas évident à suivre, mais les pêcheurs étaient contents de le voir arriver, explique M. Landry.

Les prix au débarquement ont aussi été bien supérieurs aux autres années, indique le président de l'Association. On parle de 30 % [de plus] comparativement à l’an passé, évalue le crabier.

La ressource est effectivement plus rare. Tous les pêcheurs de l’estuaire et du golfe, sauf ceux de Terre-Neuve et du Labrador, composent avec des baisses de quotas. Parallèlement, les marchés d’exportation, comme les États-Unis ou l'Asie, se relèvent peu à peu des impacts de la pandémie.

Les prix finaux seront connus seulement en décembre au moment où les transformateurs feront le bilan des exportations.

Du jamais vu, observe René Landry qui estime que les crabiers pourraient encaisser de 2 $ à 3 $ de plus que l’an dernier. Le prix était alors autour de 6 $ la livre.

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