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Chez les jeunes écureuils, avoir mauvais caractère peut coûter cher

Un écureuil roux.

Les écureuils roux qui se montrent trop querelleurs ne sont pas tolérés par les autres.

Photo : Radio-Canada / Juris Graney/CBC

Les jeunes écureuils roux qui ont une personnalité plus agressive ont moins de chances de survivre et de s’épanouir au cours de leur première année de vie, selon une étude publiée récemment dans le journal Behavioral Ecology.

Quand je parle de personnalité, chez les animaux, cela veut dire que ces animaux sont les mêmes quand je les [observe] 10 jours après ou 20 jours après, explique April Martinig, qui a participé à la rédaction de l’étude, étudiante en doctorat en écologie à l’Université de l’Alberta.

C’est vraiment proche de ce qu’on voit chez les personnes, souligne-t-elle. Il y a des extravertis et des introvertis.

Avec les autres chercheurs, elle a capturé des écureuils roux du Yukon pour observer leur personnalité.

L'équipe a pris des notes sur la fréquence à laquelle ces animaux manifestaient des comportements actifs, comme bouger, sauter et se promener, et des comportements agressifs, comme attaquer ou s’approcher d’un miroir ou encore rôder à l’avant de la cage.

Les chercheurs ont ensuite relâché les animaux et comparé leurs succès dans la nature.

Contrairement à ce qui a été observé chez d’autres espèces, les écureuils plus actifs s’en tiraient à peu près aussi bien que leurs congénères plus paresseux.

Quant à l’agressivité, elle peut être bénéfique à certains moments, surtout pour les écureuils plus vieux qui doivent défendre leur territoire.

Toutefois, les jeunes qui sont trop querelleurs trop tôt en paient le prix, selon l’étude.

Ce qu’on voyait, c’est que les autres écureuils les poussent à aller plus loin de leur territoire. Ils ne les laissent pas rester proches de leur mère et de leurs frères et sœurs, précise April Martinig.

Loin du nid et du territoire familial, ils sont plus vulnérables à la prédation.

Être combatif, c’est bien, mais seulement quand les circonstances l’exigent, affirme la chercheuse.

Si on est comme cela tous les jours, un jour, cela ne va pas marcher, ajoute-t-elle.

Un des sujets qui l’intéressent désormais est de découvrir si les écureuils, comme les êtres humains, peuvent apprendre à contrôler leur mauvais caractère quand celui-ci peut être nuisible pour eux.

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