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La vaccination contre la COVID-19 s’accélère, la recherche aussi

Une femme se fait vacciner.

Le séquençage génomique chez les personnes vaccinées nouvellement infectées compte parmi les analyses prioritaires au Canada.

Photo : CBC / Evan Mitsui

Alors que la vaccination contre la COVID-19 s’accélère au Canada, les données de séquençage relatives aux nouvelles infections chez les personnes vaccinées se multiplient, elles aussi. Elles permettent aux chercheurs d’en apprendre davantage sur le virus, ses variants et l’efficacité des vaccins.

Le séquençage génomique du virus chez les personnes vaccinées nouvellement infectées fait partie des priorités au Canada.

Il peut s’agir de personnes qui vont développer la maladie, mais de façon moins sévère ou encore, de personnes asymptomatiques qui vont simplement transmettre le virus. C’est pour ça qu’il est important de continuer à faire attention, même après la vaccination, dit Catalina Lopez-Correa, directrice générale du Réseau canadien de génomique COVID-19 (RCanGéCo).

Le réseau soutient, à travers le pays, la capacité et le travail de séquençage génomique.

On est encore au début. On commence à avoir une masse critique de gens vaccinés, ce qui nous permet de développer ces analyses. Jusqu’ici, la plupart des variants ne sont pas capables d’échapper au vaccin.

Une citation de :Catalina Lopez-Correa, directrice générale, RCanGéCO

Catalina Lopez-Correa fait malgré tout mention de certaines exceptions possibles. Quelques études ont indiqué que le variant sud-africain pouvait éventuellement résister au vaccin d’AstraZeneca, dit-elle.

RCanGéCO se penche aussi attentivement sur le variant P1, découvert au Brésil. On surveille les réinfections et aussi les cas chez les personnes ayant reçu un vaccin.

Theresa Tam, masque au visage, devant des drapeaux canadiens.

La responsable en chef de la santé publique, la Dre Theresa Tam, observe le début d'un exposé technique sur la pandémie de COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, a déjà exprimé des doutes quant à l’efficacité des vaccins (Nouvelle fenêtre) sur le variant P1 du SRAS-CoV-2.

Intérêt pour les données de la Colombie-Britannique

Le Réseau canadien de génomique COVID-19 s’intéresse particulièrement aux données de la Colombie-Britannique en raison du nombre important de cas d’infections au variant P1 (identifié en premier au Brésil) qu'on y trouve.

Questionné sur le volume et l’avancée des recherches effectuées jusqu’ici au sujet des personnes vaccinées nouvellement infectées, le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (BCCDC) a indiqué avoir des données, ajoutant toutefois que ces données devaient être révisées vendredi par la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, avant d’être publiées.

Le même jour, la province était sous le feu des projecteurs après avoir essuyé des critiques pour le manque de transparence au sujet des données relatives à la répartition précise des cas d'infections pendant la troisième vague de COVID-19.

Une technicienne avec un masque devant une machine de séquençage génétique.

Une technicienne de laboratoire travaille à séquencer le génome du virus SRAS-CoV-2 afin de déterminer la présence d'un variant au laboratoire du Centre de contrôle des maladies à Vancouver.

Photo : Ben Nelms/CBC

La Colombie-Britannique, l’Alberta, l’Ontario et le Québec sont les provinces qui font le plus de séquençage génomique. Le Laboratoire national de microbiologie effectue le séquençage pour des provinces qui n’ont pas assez d’équipements ou de personnel, comme c’est le cas pour certaines provinces de l’Atlantique ou des Prairies.

Le Réseau canadien de génomique ajoute que le Canada s’est donné pour cible de séquencer de 5 % à 7 % des cas d'infection au SRAS-CoV-2. À titre de comparaison, le Royaume-Uni, chef de file en la matière, selon Catalina Lopez-Correa, séquence entre 8 % et 10 % des cas d'infection.

À la fin du mois d'avril, Génome Canada a lancé un portail (Nouvelle fenêtre) public afin de colliger les données sur le séquençage à travers le pays. Cette initiative fait partie de la Stratégie intégrée de lutte contre les variants préoccupants, annoncée par le gouvernement du Canada en février dernier.

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