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Débordement au CHU Dumont : les ambulances envoyées vers un autre hôpital

Le Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont à Moncton.

Le Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada

Le débordement au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont à Moncton s'intensifie, à un point où les ambulances devront être redirigés vers l'Hôpital de Moncton.

Cette mesure exceptionnelle sera en vigueur pour toute la fin de semaine, de samedi matin à 8h jusqu'à lundi matin à 8h.

Les services d'urgences des deux hôpitaux resteront ouverts pour les patients qui s'y présentent.

Des mesures pour réduire l’achalandage dans cet établissement, ainsi qu'à l'Hôpital Stella-Maris-de-Kent, sont en vigueur depuis le 1er avril.

La pénurie d'infirmières nous frappe de plein fouet et le service des urgences du Dumont est particulièrement touché, a expliqué, par voie de communiqué, la Dre France Desrosiers, présidente-directrice générale du réseau Vitalité.

Nous n'avons pas d'autre choix que d'appliquer cette décision impopulaire, mais nécessaire, pour la sécurité des patients et du personnel.

Une citation de :Dre France Desrosiers, présidente-directrice générale du réseau Vitalité.

Plus tôt ce mois-ci, le Réseau de santé Vitalité a expliqué que cette situation critique est causée par différents facteurs, notamment les mesures contre la COVID-19, les taux d'occupation élevés et la pénurie nationale de médecins et d'infirmières.

Le secrétaire et porte-parole de l’organisme Égalité santé en français, Jacques Verge, estime que cette excuse ne suffit plus.

C'est la preuve que le réseau Vitalité n'a pas pris les mesures adéquates, parce qu’on ne manque pas d’infirmières depuis jeudi matin, avance M. Verge. C’est bizarre qu’on en manque à Dumont et à l’autre côté [Horizon], il ne semble pas en manquer.

C'est la preuve que la structure administrative qui est en place depuis 2019 ne fonctionne pas et qu'on est en train de tuer à petit feu le Réseau de santé Vitalité, affirme-t-il.

Jacques Verge en entrevue par webcam.

Jacques Verge, secrétaire d'Égalité santé en français, le 8 mai 2021.

Photo : Radio-Canada

Le député d’opposition de Moncton Centre blâme les stratégies préconisées par le gouvernement actuel qui, selon lui, nuisent au recrutement et à la rétention de personnel qualifié. Le libéral Rob McKee prédit des problèmes similaires dans d’autres secteurs.

On voit les négociations partout dans le secteur public , dit-il. Le gouvernement Higgs a vraiment mis une ligne dure sur les négociations, et ça va affecter les services publics au large, et les services essentiels comme les soins de santé.

Rob McKee demande des incitatifs au plus vite. Il faut mettre plus d'argent dans des programmes scolaires universitaires pour trouver des gens pour venir travailler ici au Nouveau-Brunswick, mais aussi augmenter les salaires et les conditions de travail.

Personne du Réseau de santé Vitalité n'a répondu samedi à nos demandes d’entrevue.

Karen McGrath, présidente-directrice générale d'Horizon, déclare quant à elle que le personnel de son réseau continuera de soutenir celui de Vitalité.

Nous voulons garantir au public qu'en cas d'urgence médicale, nous lui fournirons des soins sûrs et de qualité, affirme-t-elle, dans une déclaration commune des deux réseaux.

Les mesures instaurées le 1er avril afin de gérer le débordement devaient être réévaluées après une semaine. Plus d'un mois plus tard, force est de constater que la situation n'est pas réglée au CHU Dumont, qui compte 302 lits. L'Hôpital de Moncton, vers lequel seront redirigées temporairement les ambulances en fin de semaine, compte 381 lits.

Les deux réseaux de santé assurent que les patients de la région de Moncton souffrant de conditions médicales qui nécessitent des soins urgents peuvent toujours se rendre au service d'urgence le plus près d'eux. Par contre, les patients qui s'y déplaceraient pour des raisons moins urgentes pourraient faire face à de longs temps d'attente, préviennent-ils.

Dans l'intérim, le public est invité à consulter la page www.pourquoiattendre.ca (Nouvelle fenêtre) afin de choisir la meilleure option de soins qui s'offre à lui.

Avec des renseignements de Marie-Ève Brassard

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