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Régis Labeaume défendra son bilan s'il est éclaboussé en campagne électorale

Le maire de Québec accorde une entrevue à Bruno Savard deux jours après avoir annoncé sa retraite de la vie politique

Le maire de Québec accorde une entrevue à Bruno Savard deux jours après avoir annoncé sa retraite de la vie politique.

Photo : Radio-Canada

Deux jours après avoir annoncé publiquement son départ de la vie politique, Régis Labeaume ne réalise toujours pas l'ampleur du geste qu'il vient de poser.

Je pensais que j'étais mort ! Depuis deux jours, j'écoute mes éloges funèbres de façon précoce, s'exclame-t-il dans un grand éclat de rire dans une entrevue accordée à Radio-Canada.

Une fois la conférence de presse terminée mercredi, il s'est remis au travail comme si de rien n'était. J'ai rencontré tous les directeurs et tous les directeurs généraux adjoints pour leur dire que je ne serais pas un lame duck.

On a beaucoup d'ouvrage d'ici novembre. Il faut que ça roule. Le maire promet de ne pas chômer. Je ne suis sûrement pas en vacances, prévient-il.

Successeur

Bien qu'il ne soit pas encore parti, la course à sa succession est lancée.

Le prochain maire sera nommé après des mois de pandémie. Régis Labeaume croit que les électeurs vont chercher une certaine forme de stabilité et de continuité. Il croit qu'il a une responsabilité dans les circonstances.

Il entend mettre son équipe au profit d'un nouveau candidat. Je ne choisirai pas pour les gens. Je veux être bien clair.

Au lieu de tenter d'intervenir dans la campagne comme une belle-mère, moi, je vais dire aux gens : "moi, je pense que cette personne-là est la bonne." Faites votre choix maintenant.

Une citation de :Régis Labeaume, maire de Québec

Même s'il promet de garder ses distances, le maire entend se défendre si on attaque son bilan de façon malicieuse.

Si on attaque mon bilan pour des raisons idéologiques, je n'ai aucun problème. Si on ment sur mon bilan, je vais revenir.

Patronage

Il met en garde ceux qui pourraient être tentés de profiter d'un changement à l'Hôtel de Ville pour en tirer des avantages.

Dans les quatre prochaines années, la Ville de Québec va devoir gérer des milliards de dollars d'investissements liés au projet de tramway.

On est une ville intègre et honnête. Le plat de bonbons est là pour certaines personnes. Il ne faut pas laisser faire cela.

Une citation de :Régis Labeaume, maire de Québec

Il espère que son successeur aura les atouts nécessaires pour prendre les bonnes décisions. Avoir été en affaires avant, c'est prodigieux comme expérience. Il faut avoir géré, il faut avoir vécu.

Le maire de Québec en entrevue à Radio-Canada.

Le maire de Québec croit que son successeur devra avoir une bonne expérience pour prendre les bonnes décisions dans l'intérêt public.

Photo : Radio-Canada

Il faut surtout être capable de prendre les bonnes décisions sans constamment s'en remettre à la machine municipale, même si elle est compétente.

Il faut que dans ta vie, il se soit passé des choses professionnellement pour que tu puisses arriver avec un minimum de confort et que ton jugement soit suffisamment affiné pour prendre les bonnes décisions parce que là, tu prends des décisions qui ont un impact collectif.

Une citation de :Régis Labeaume, maire de Québec

Il n'est pas nécessaire que cette personne soit issue du monde municipal, selon lui.

Tramway

Le maire estime qu'il n'y aurait jamais eu de tramway s'il avait annoncé son départ plus tôt. Il n'aurait jamais été écouté. J'aurais perdu mon poids politique, j'aurais perdu mon rapport de force, explique-t-il.

Sa réponse est sans équivoque. Régis Labeaume estime qu'il n'avait pas d'autre choix que d'attendre que le projet soit officiellement lancé. Un gars qui dit qu'il s'en va, t'écoute plus ça.

Il y a tellement eu de soubresauts dans ce dossier que je ne pouvais même pas me permettre de l'annoncer une journée d'avance.

Une citation de :Régis Labeaume, maire de Québec

S'il part, c'est qu'il a la nette impression que le sort du projet est scellé. Ça ne peut pas être stoppé, affirme-t-il. À partir de là, moi j'ai fait mon travail.

Le maire prédit le chaos si l'opposition officielle décidait de mettre la hache dans le projet. Ça ne se défait pas comme ça. C'est de la pensée magique, explique-t-il.

En pleine pandémie, la Ville aura besoin de ce projet pour la relance. Tu ne peux pas faire ça contre un projet d'intérêt public comme celui-ci.

Du pire au meilleur

Le maire refuse de faire un bilan exhaustif des 14 dernières années. Mais il accepte de jouer le jeu de la meilleure et de la pire journée de son mandat.

Sans surprise, la pire journée de son administration aura été à la fin janvier 2017. Une nuit infernale, se rappelle-t-il encore avec émotion. Une nuit infernale à se demander ce qu'il allait advenir de la Ville : j'avais peur que ça déboule, qu'il y ait une revanche quelque part.

À l'inverse, la plus belle journée de tout son mandat aura été la toute première quand le greffier de la Ville l'a assermenté comme 37e maire de la Ville de Québec.

Ah mon dieu, quelle émotion! Pour un petit gars de Québec, c'est inoubliable!

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