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Compostage : un bon geste pour l'environnement et votre argent

Un homme tient dans sa main du compost.

Le compostage consiste à mettre en fermentation des déchets organiques pour récupérer des éléments riches en minéraux qui seront ensuite incorporés à des terres agricoles.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Alors qu’Edmonton commence à généraliser la collecte des déchets organiques, Calgary entame sa quatrième année avec des résultats prometteurs.

Plus les résidents respectent les règles des déchets à jeter, plus le système des villes est vertueux pour l’environnement, la santé et le portefeuille des Canadiens, selon des experts.

Réduire les déchets, c’est important, pour Valérie Denis, participante à une formation pour apprendre comment fabriquer du compost riche en nutriments à la ferme Highfield Regenerative de Calgary. Je veux avoir les bases aussi pour sauver de l'argent et éviter d'aller acheter du compost, ajoute-t-elle.

Comme Valérie Denis, ils sont de plus en plus à récolter leurs déchets organiques. Selon le ministère fédéral de l’Environnement, un Canadien produit jusqu'à 200 kg de matières organiques par an. Ces déchets représentent plus de 40 % du contenu des poubelles résidentielles.

L’Alberta a traité 537 447 tonnes de matières organiques en 2019-2020, selon le Conseil canadien du compost.

Jeter mieux pour payer moins

Calgary est le fer de lance du secteur grâce à son centre de traitement des déchets organiques. Inaugurée en 2017, l’installation de cinq hectares est la plus grande du Canada.

Chaque jour, des dizaines de camions font des allers-retours entre les poubelles vertes des quartiers de la ville et ce lieu qui a transformé 133 millions de kg de déchets résidentiels biodégradables en 2020, soit 17 % de plus qu’à ses débuts.

L'intérieur du centre de traitement de compostage de Calgary.

Le centre de traitement de Calgary est le plus grand au Canada.

Photo : Ville de Calgary

Les Calgariens se prêtent de plus en plus au jeu, selon Kayley Fesko, spécialiste des déchets pour la Ville. Ils ont ainsi réduit de moitié la quantité de déchets qui finissent dans les sites d’enfouissement, explique-t-elle.

Plus nous en avons à gérer, plus nous devons trouver de nouveaux terrains pour les entreposer et cela coûte cher, ajoute-t-elle. Créer et gérer un site d'enfouissement représenterait 1,5 milliard de dollars de dépenses publiques sur 25 ans.

Au bout de 60 jours, les déchets organiques récoltés sont transformés en compost. L’entreprise aux commandes, AIM Environmental Group, le vend ensuite à des particuliers, des paysagistes ou des fermiers.

Jeter les restes de fruits et légumes dans la bonne poubelle permet donc à la municipalité de diminuer ses dépenses.

Nous pouvons vendre ce compost afin de payer les coûts du système de collecte sans demander plus de contribution aux résidents, ajoute Kayley Fesko.

Pour un système de compostage efficace :

  • Enlevez les étiquettes des fruits et légumes avant de les jeter
  • Retirez le plastique et les bouts de métal
  • Utilisez des sacs plastiques compostables certifiés

Éviter l'enfouissement

Les matières organiques sont tout sauf un déchet, martèle Serge Loubier, membre du Conseil canadien du compost.

C’est le parfait exemple de recyclage. Plus la participation est grande, plus il y a des économies d’échelle dans la gestion des infrastructures, souligne-t-il.

Heather Ramshaw dans le champ d'une ferme urbaine de Calgary.

Le compost peut être utilisé dans des fermes urbaines, comme ici à Highfield Regenerative Farm.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Selon un rapport du ministère fédéral de l'Environnement publié en 2013, le réacheminement d’une tonne de résidus alimentaires à des installations de compostage réduit les émissions de gaz à effet de serre d’environ une tonne d’équivalent de CO2 par rapport à l’enfouissement.

Les matières organiques enterrées dans les sites d’enfouissement subissent une décomposition et produisent un gaz constitué principalement de méthane, dont le potentiel de réchauffement planétaire est 25 fois supérieur à celui du CO2.

La ferme Highfield Regenerative à Calgary fait partie de ceux qui profitent du compost de la Ville.

À travers un projet pour revitaliser six hectares de terres utilisées auparavant comme dépotoir. Une première récolte est prévue cette année. On espère obtenir 2 200 kg de nourriture, dit Heather Ramshaw, responsable des opérations.

Heather Ramshaw, un téléphone à la main, se trouve devant  Mike Dorion qui donne une formation sur le compostage. Il est devant une table sur laquelle se trouvent des sceaux et du compost.

Heather Ramshaw filme Mike Dorion durant une formation sur le compostage diffusée en direct sur les réseaux sociaux.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Pour redonner à cette terre sa première jeunesse, ils utilisent 300 tonnes de compost, dont une majorité vient du centre de traitement de la Ville.

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