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Le Festival de la BD de Montréal fête ses 10 ans en virtuel

L’objectif était d’investir des locaux commerciaux inoccupés de la rue Saint-Denis, mais la trop grande incertitude a poussé l’équipe organisatrice du festival vers le virtuel.

Un dessin d'une femme en noir et blanc sur fond bleu qui tient un pinceau avec de la peinture rouge et une BD où il est inscrit 10 ans.

L'affiche du 10e Festival de la BD de Montréal

Photo : Festival de la BD de Montréal

Radio-Canada

C’est en mode numérique que le Festival de la BD de Montréal célébrera ses 10 ans à la fin du mois de mai. Malheureusement, la troisième vague de la COVID-19 a enterré le projet de parcours de boutiques éphémères de BD qui avait germé dans l’esprit de l’organisation cet hiver.

L’objectif était d’investir des locaux commerciaux inoccupés de la rue Saint-Denis afin d’y installer des exposantes et exposants, mais la trop grande incertitude qui régnait en avril a poussé l’équipe organisatrice du festival vers le virtuel.

Puisque l’organisation d’un festival demande beaucoup d’énergie, on a décidé de ne pas aller de l’avant avec cette idée. Mais finalement, la situation est sous contrôle, et l’on est obligés de vivre avec cette décision, regrette Johanne Desrochers, la directrice générale du Festival BD de Montréal, en entrevue avec Katerine Verebely, chroniqueuse culturelle de l’émission Samedi et rien d’autre.

Une bataille des villes

Le festival se déroulera sur une fin de semaine, mais des activités auront lieu tout le mois de mai. Notamment, tous les jeudis du mois de mai, une bataille entre des bédéistes de plusieurs villes canadiennes, La soirée de la BD/Comic Night In Canada!, regroupera des bédéistes de Vancouver, de Toronto, de Montréal et de Québec.

La grande finale aura lieu le 27 mai prochain. L’idée était d’avoir une compétition amicale et de mettre le Canada sur la même ligne de la BD pendant le mois de mai. On voit d'où vient le nom [La soirée du hockey], et les bédéistes seront identifiés par ce qui ressemble à des cartes de hockey, explique Johanne Desrochers.

Une riche programmation

La programmation sera donc virtuelle et en direct pour les trois jours du Festival, du 28 au 30 mai prochains. Il faudra être là pour le vivre en direct et pouvoir échanger. On se rabat là-dessus, ajoute-t-elle.

Plusieurs activités sont prévues, dont une discussion avec les personnes qui ont traduit les bandes dessinées Tintin en ukrainien et le lancement canadien du Catalogue des bédéistes féminines chiliennes.

On pourra aussi assister à des ateliers de création, à des tables rondes réunissant des bédéistes d’ici et d’ailleurs ainsi qu’à des conversations avec des artistes pour en apprendre davantage sur leurs œuvres, notamment Jean-Paul Eid, Yasmine Phan et Djibril Morissette-Phan, Zviane, Louis Rémillard, Scott Snyder et Charles Soule, ainsi que Syan Rose.

Des bédéistes dessineront aussi en direct en expliquant leur méthode. La remise des 22es prix Bédélys se déroulera le 28 mai.

Johanne Desrochers conclut en soulignant que l’objectif du festival, cette année, est de dessiner le profil des lectrices et lecteurs de BD. Est-ce que c’est uniquement l’ado attardé qui n’est pas sorti de ses Tintin et Astérix? Pour l’occasion, on a fait des capsules avec 10 lecteurs de BD qui expliquent pourquoi la bande dessinée est importante pour eux.

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