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Fuite de données : « nous sommes transparents », soutient la Dre Bonnie Henry

Des gens marchent sur le trottoir d'une rue du centre-ville de Vancouver le 6 avril 2021.

Les rapports du Centre de contrôle des maladies de la province ont d’abord été publiés dans le journal « Vancouver Sun ».

Photo : Ben Nelms/CBC

Radio-Canada

En réponse à la fuite de données concernant l’évolution de la pandémie de COVID-19 en Colombie-Britannique, la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry, assure que la santé publique a toujours été transparente avec ces informations.

Nous avons été très ouverts dès le départ, souligne-t-elle, en ajoutant qu’une majorité des informations qui se trouvent dans les deux rapports du Centre de contrôle des maladies de la province (BCCDC) sont accessibles au public.

Bonnie Henry s'apprête à parler aux médias.

La Dre Bonnie Henry explique que les informations contenues dans ces rapport servent principalement à la prise de décision par les autorités de la santé.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

L’agente adjointe provinciale de la santé publique, la Dre Réka Gustafson, souligne de son côté qu’il ne s’agit pas d’une fuite de données, mais que ces rapports sont plutôt considérés comme des brouillons en attente de l’approbation des autorités sanitaires.

Elle explique que ces informations doivent être mises en contexte afin d’éviter une mauvaise interprétation par le public.

Nous rendons publiques plus d'informations que ce que les autres provinces publient, soutient la Dre Bonnie Henry, qui explique devoir trouver un équilibre entre la transparence et la protection de la vie privée avant de rendre publiques ces informations.

Les gens en veulent toujours plus, sauf s’ils sont ceux qui sont potentiellement à risque.

Une citation de :Dre Bonnie Henry, médecin hygiéniste en chef

Je reconnais qu’il y a des gens qui souhaitent avoir accès à des données plus détaillées et dans les meilleurs délais, mais il y a aussi d’autres personnes qui souhaitent le contraire, illustre quant à elle la Dre Réka Gustafson.

Elle invite d’ailleurs le public à explorer plus en profondeur les données disponibles actuellement sur le site web du Centre de contrôle des maladies de la province et assure que plus de données seront publiées à l'avenir, à l’exception de données relatives à l’ethnicité, que BCCDC ne collecte pas, dit-elle.

Les libéraux demandent la publication rétroactive

Le Parti libéral de la Colombie-Britannique réclame la publication rétroactive des rapports détaillés sur la pandémie de COVID-19 rédigés au cours de la troisième vague. Jusqu'ici, ces rapports ont été tenus à l’écart du regard public par les autorités sanitaires.

Vendredi, deux rapports ayant fait l'objet d'une fuite indiquent des données détaillées sur le nombre de cas de COVID-19 et le taux de vaccination par quartier, des informations que réclament les journalistes et des particuliers depuis des mois.

Retenir sciemment cette information cruciale pour les Britanno-Colombiens [...] est un échec du gouvernement, note la critique de l’opposition en matière de santé, Renee Merrifield, dans un communiqué.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Des données détaillées

Les rapports du Centre de contrôle des maladies de la province ont d’abord été publiés dans le journal Vancouver Sun.

On y trouve des cartes montrant la répartition des cas de COVID-19 par quartier.

En outre, les documents montrent quels secteurs ont les taux de positivité les plus élevés et si ces points chauds ont reçu le vaccin contre la maladie.

Les rapports, qui sont environ quatre fois plus volumineux que ceux qui sont généralement rendus publics, offrent également des informations détaillées sur les variants préoccupants.

Refus de dévoiler les données

Le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique refusait de rendre ces données publiques, même lors de la seconde et troisième vague de la pandémie, malgré les demandes répétées de journalistes, d'épidémiologistes et de particuliers.

L'obtention de ces informations permet de mieux comprendre le mouvement et l'évolution du virus.

Après la fuite des documents, la directrice médicale du service des maladies transmissibles et de l'immunisation du BCCDC, Monika Naus, a expliqué que le traitement et la publication de ces données pourraient changer.

C’est un débat de longue date et je crois maintenant que le vent a probablement tourné, dit-elle.

L'information présentée dans les rapports est facilement accessible au public en ligne dans d'autres lieux au Canada, notamment à Toronto et dans certaines parties de l'Alberta, du Manitoba et du Québec.

Ailleurs sur le web :

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Avec des informations d'Yvette Brend et de l'émission The Early Edition

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