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Le Manitoba prépare ses hôpitaux pour la troisième vague

Les patients sont plus jeunes, et hospitalisés plus longtemps.

Une infirmière en blouse jaune dans un couloir regarde le photographe.

Une aile du Centre des sciences de la santé réservée aux patients atteints de la COVID-19. Auparavant, cette aile était réservée aux soins orthopédiques.

Photo : Mikaela MacKenzie/Winnipeg Free Press/Canadian Press

Radio-Canada

Alors que le Manitoba recense plus de 500 nouveaux cas de COVID-19 en une journée, la province dévoile comment elle entend s'y prendre pour que le système médical résiste aux assauts de la 3e vague et pour permettre d’augmenter la capacité des unités de soins intensifs.

La province a dévoilé vendredi comment elle compte réagir et augmenter la capacité des unités de soins intensifs.

Lanette Siragusa, infirmière en chef de Soins Communs Manitoba, a indiqué que la situation change rapidement. Pour la seule journée de dimanche dernier, 10 patients avaient été admis aux soins intensifs dans la province, a-t-elle illustré.

Elle a expliqué que les patients admis aux soins intensifs sont maintenant plus jeunes, et qu’ils y resteront plus longtemps.

Le système de santé doit non seulement créer plus de place, mais aussi se préparer pour une augmentation qui pourrait durer plus longtemps, a précisé Lanette Siragusa.

En contrepartie, la vaccination contribue à diminuer les infections chez le personnel de la santé et chez les résidents des foyers de soins.

La situation est donc différente de celle de la deuxième vague. Le virus change et évolue, a indiqué Lanette Siragusa, et donc la réponse hospitalière demande des adaptations.

Retarder des chirurgies, embaucher des infirmières

Un porte-parole de Soins Communs avait déjà annoncé, jeudi, que des interventions non urgentes et électivesseraient reportées afin de soigner les patients atteints de la COVID-19.

Environ 16 000 patients ont vu leur chirurgie retardée lors des précédentes réductions des interventions non urgentes et électives, a déclaré Lanette Siragusa.

Soins Communs envisage de déplacer certains soins ou chirurgies dans d’autres hôpitaux ou même d’autres régions, afin de pouvoir les maintenir tout en augmentant la capacité des soins intensifs de quatre hôpitaux où sont traités les patients atteints de la COVID-19, a-t-elle expliqué.

Lanette Siragusa est assise à une table et parle dans un micro devant elle.

Lanette Siragusa, infirmière en chef à Soins communs Manitoba, a livré une conférence de presse, vendredi.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Ces hôpitaux sont le Centre des sciences de la santé de Winnipeg, Saint-Boniface, Grace et l’Hôpital régional de Brandon. 19 lits y seront ajoutés.

La priorité sera accordée aux soins urgents, au traitement des traumas, des cancers et aux chirurgies cardiaques, a indiqué la province.

Lanette Siragusa précise que des infirmières ont été formées et redéployées pour travailler aux soins intensifs, et que 60 postes d’infirmière seront ouverts dans ces unités.

Ce n’est pas une solution immédiate, a reconnu l’infirmière en chef, en indiquant que cette stratégie a été pensée pour apporter du soutien à plus long terme.

Plusieurs membres du personnel n’ont jamais vu la fin de la deuxième vague, a-t-elle fait remarquer.

Soins Communs a aussi mis en place, en mars, un programme pour soigner les patients à la maison, à l’aide de visites virtuelles. Certains patients reçoivent de l’oxygène à la maison.

D’autres patients sont traités dans des foyers de soins personnels.

Le personnel des soins ambulatoires sera aussi amené à prêter main forte à l’urgence, et les urgences pédiatriques prendront en charge les patients adolescents afin d’alléger les unités pour adultes.

Démentir des rumeurs sur le vaccin

Des gens vus de dos sont assis pour se faire vacciner.

Une nouvelle superclinique de vaccination a ouvert ses portes à Winnipeg le 7 mai, sur l’avenue Leila. Cette deuxième superclinique de la capitale manitobaine est située dans un bâtiment de la fédération de soccer de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, afin de faire taire des rumeurs voulant que les hôpitaux accueillent davantage de personnes vaccinées, le médecin hygi.niste en chef adjoint, Jazz Atwal, a de son côté insisté sur le fait que les personnes vaccinées étaient moins nombreuses à développer des formes graves de la maladie. Les formes graves étaient en augmentation chez les personnes qui n’étaient pas vaccinées, a-til précisé en conférence de presse, vendredi.

Depuis que nous avons commencé à vacciner les Manitobains en décembre 2020, nous avons vu une diminution graduelle des hospitalisations, des séjours aux soins intensifs et de la mortalité liée à la COVID-19 chez les personnes vaccinées de tous les groupes d’âge, a souligné le Dr Atwal, en encourageant les gens à se faire vacciner.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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