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Feu vert pour les camps de vacances : optimisme prudent en Outaouais

Après les camps de jour, c'est au tour des camps qui accueillent les jeunes plusieurs jours de pouvoir le faire à nouveau cet été.

Des enfants jouent au parachute.

Le gouvernement Legault a donné son accord, jeudi soir, à l'Association des camps du Québec (ACQ) afin de permettre l'accueil des campeurs cet été.

Photo : getty images/istockphoto / SerrNovik

Radio-Canada

Si les camps de vacances de l'Outaouais se réjouissent du feu vert accordé par les autorités de santé afin de leur permettre de reprendre leurs activités cet été, plusieurs d'entre eux sont toujours incertains de pouvoir le faire, car ils ne connaissent pas encore les mesures sanitaires qui seront imposées.

C'est une première porte ouverte vers la réouverture des activités en camps de vacances, avance Daniel Langlois, du camp des Bouleaux, à Grand-Remous.

L'autorisation d'ouvrir est assortie de l'obligation de mettre en place et de suivre une série de mesures. Le protocole complet sera dévoilé prochainement par les autorités sanitaires et sera appliqué dans tous les camps qui prendront la décision de fonctionner durant la saison estivale 2021, indique l'Association des camps du Québec (ACQ).

Les camps de vacances de l'Outaouais attendent donc de savoir quelles conditions leur seront imposées. Le plan sera dévoilé prochainement, indique l'ACQ. Une des recommandations de l'Association est d'exiger un test négatif à la COVID-19 avant l'arrivée sur le site du camp.

Plusieurs contraintes

Aux yeux de la base de plein air Air-Eau-Bois, cette décision est une bonne nouvelle, mais il faut considérer plusieurs facteurs.

Quel sera le protocole? Quelles seront les normes sanitaires qui nous seront imposées? Serons-nous capables d’offrir un camp de vacances dans ces conditions-là? s'interroge le directeur général de la base, Patrice Tremblay.

Il ajoute que, pour offrir une expérience agréable et sécuritaire, il y a besoin d'un nombre suffisant d'employés d'expérience, formés pour les activités.

Dans les derniers mois, faute d’être capables de s'assurer un emploi avec nous, plusieurs de ces animateurs ou employés potentiels se sont malheureusement trouvé un poste ailleurs. Ce que ça veut dire pour nous : c'est une opération, oui, mais avec un nombre de séjours très réduit.

Une citation de :Patrice Tremblay, directeur général d'Air-Eau-Bois

Daniel Langlois, du camp des Bouleaux, veut aussi connaître le contenu du protocole avant de déterminer si le camp ouvrira à tous cet été.

Quand on va avoir le protocole, on pourra évaluer les coûts sur le plan du personnel, de la gestion, de la mise en place... Est-ce que ce sera possible ou non pour nous de le faire? se questionne-t-il.

Michèle St-Amour est directrice générale de la Fondation le Terrier, qui offre des camps de jour et de vacances à Déléage dans la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau.

Elle se réjouit de pouvoir accueillir pour la prochaine saison estivale une trentaine de jeunes par semaine.

Une femme accorde une entrevue via visioconférence.

Michèle St-Amour est directrice générale de la Fondation le Terrier, qui offre des camps de vacances.

Photo : Radio-Canada

C’est une merveilleuse nouvelle! On avait hâte d’avoir cette nouvelle-là. L’été dernier, comme tous les camps, nous n’étions pas ouverts, donc on espérait vraiment avoir cette bonne nouvelle-là, le plus tôt possible, et nous étions contents ce matin, dit-elle.

Aide financière demandée

Mais comme ses confrères et consœurs du milieu, elle attend maintenant le protocole à suivre. Sans en connaître tous les détails, elle s’attend déjà à devoir allonger des sommes additionnelles pour s’y conformer.

On opère cette année, mais on espère vraiment avoir une aide financière quand même de la part des gouvernements justement à cause des mesures sanitaires qui vont être strictes. Il va falloir se conformer, ça va engendrer des coûts supplémentaires, dit-elle.

C’est sûr que côté financier, ça joue beaucoup parce qu'on a des employés de plus à engager pour fournir le même service qu’on offrait habituellement.

Une citation de :Michèle St-Amour, directrice générale de la Fondation le Terrier

Par ailleurs, l'Association des camps du Québec fait pression sur les gouvernements afin d’avoir des subventions plus importantes.

C’est pour ça qu’on demande 6 millions $ en soutien à l’opération pour pouvoir accueillir un maximum de campeurs. Parce qu'il y a toute une réorganisation de nos espaces d’hébergement et de nos espaces sanitaires. Il y a beaucoup de reconfiguration à faire, soutient Éric Beauchemin, le directeur général de l'ACQ.

Mme St-Amour, de la Fondation le Terrier, s’est elle aussi butée au défi du recrutement cette année, mais s’estime tout même chanceuse d’avoir formé la presque totalité de son équipe pour cet été.

On a reçu beaucoup beaucoup moins de C.V. que les autres années. Le recrutement est vraiment difficile. Les mesures sanitaires vont peut-être faire en sorte que certains moniteurs vont décider de passer leur tour, mais on est confiants. Nos animateurs et nos sauveteurs sont au rendez-vous. Nos postes sont quand même comblés. On a peut-être un ou deux postes qui nous restent à combler, mais c’est tout, dit-elle.

Du plaisir malgré les mesures, croit une monitrice

Adèle Roman aussi est confiante. L’adolescente de Gatineau sera monitrice, cet été, dans un camp de la région de Québec.

Je suis super contente que [les camps de vacances ] puissent ouvrir leurs portes, car je sais que ça a été des super expériences pour moi quand j’étais enfant et je suis certaine que ça va l’être pour de nombreux jeunes aussi cette année, dit-elle.

Une adolescente accorde une entrevue à la caméra.

Adèle Roman, une adolescente de Gatineau, est heureuse de pouvoir travailler comme monitrice de camp de vacances cet été.

Photo : Radio-Canada

Pour Adèle Roman, ce ne sont pas la contrainte des mesures sanitaires qui sera un frein à son plaisir cet été.

C’est sûr que ça ne va pas être la même chose, mais on s’adapte. Les jeunes, on est reconnus pour être bons à s’adapter et à faire le mieux avec une situation. Honnêtement, c’est ce que je fais depuis le début de la crise sanitaire et c’est ce que je vais continuer à faire cet été. Je pense qu’à travers les activités qui vont être encore possibles et le plaisir qu’il va y avoir avec les jeunes, on va quand même être capables d’avoir un été extraordinaire malgré les restrictions sanitaires, partage la monitrice avec enthousiasme.

Selon le directeur général de l'ACQ, le protocole qui sera instauré, en plus de la vaccination des jeunes de 12 à 16 ans qui sera complété d’ici la fin juin [d’après les plans du gouvernement provincial], devraient garantir une saison estivale sécuritaire.

La vaccination [...] ajoute un maillon à la toile d’araignée qu’on veut mettre en place pour empêcher la COVID-19 de pénétrer sur nos sites de camps, note M. Beauchemin.

Avec les informations de Gabriel Le Marquand Perreault et Marielle Guimond

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