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Une clinique post-COVID bientôt à Québec?

Une infirmière s'occupe d'un patient suspecté d'avoir le COVID-19 dans une unité de soins intensifs de Toronto.

Une infirmière s'occupe d'un patient.

Photo : CBC / Evan Mitsui

Des démarches sont en cours pour que la région de la Capitale-Nationale, durement affectée par la COVID-19 dans les dernières semaines, puisse se doter d’une clinique de recherche post-COVID.

Les cliniques post-COVID suivent les personnes qui ont des symptômes persistants de la maladie, afin de pouvoir trouver des traitements et soulager leurs symptômes.

Alors que la pandémie persiste depuis plus d'un an, les chercheurs ont observé qu’une part non négligeable des personnes atteintes ressentent sur le long terme des symptômes comme la fatigue, la perte de goût et d’odorat, des problèmes respiratoires, de concentration et de l’anxiété.

Plusieurs personnes touchées

Une première clinique de recherche post-COVID a ouvert ses portes il y a un an à Sherbrooke. Il y a en a également une à Montréal, une à Chicoutimi et une autre ouvrira bientôt en Montérégie.

À l'époque où ça a ouvert, on avait très peu de données sur ce qu'on appelle la longue COVID. En rétrospective, je me  rends compte que c'est un problème beaucoup plus important que ce qu'on aurait pu imaginer initialement. Environ 30 % des gens qui font une maladie peu sévère sont à risque de développer une longue COVID, affirme le directeur de la clinique de Sherbrooke, le Dr Alain Piché.

Le Dr Alain Piché ausculte un patient qui souffre de symptômes résiduels de la COVID-19.

Le Dr Alain Piché ausculte un patient qui souffre de symptômes résiduels de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Démarches en cours

Des experts de la santé et plusieurs personnes qui souffrent des symptômes post-COVID croient qu’une telle clinique devrait aussi exister à Québec. Des démarches sont en cours afin d’évaluer les possibilités.

Je pense que ce serait utile d'avoir une clinique de ce type dans la Capitale-Nationale, peut-être même en regroupant des chercheurs, comme moi et plusieurs. Le doyen de la Faculté de médecine commence d'ailleurs à en discuter avec les intervenants hospitaliers, souligne le professeur de médecine à l’Université Laval et détenteur de la Chaire de recherche du Canada en génomique médicale,  le Dr Jacques Corbeil.

Le Dr Corbeil mène d’ailleurs une recherche auprès de 570 travailleurs de la santé. La proportion de personnes qui développent la COVID longue semble plus grande que dans la population.

Dans notre cohorte, on parle de plus de 40 %, peut-être parce qu'ils ont été exposés plus que la population générale, observe le Dr Jacques Corbeil.

Appuis

Le Dr Piché est aussi d’avis qu’il serait bénéfique d'ouvrir une clinique à Québec.

Il devrait y avoir plus de cliniques COVID. Il ne s'agit pas d'en avoir partout au Québec, mais d'avoir quelques cliniques spécialisées dans les principaux centres au Québec pour qu'elles puissent servir de référence aux médecins de famille, ça serait très, très, très utile.

Une citation de :le directeur de la clinique de Sherbrooke, le Dr Alain Piché

Le directeur de la clinique de Sherbrooke affirme que son établissement suit environ 400 patients d’un peu partout dans la province.

S'il n'y avait pas ces cliniques-là, les patients seraient entre deux chaises. Ils consulteraient à gauche et à droite, sans trop savoir quel genre de prise en charge on aurait pour ces patients-là, avec des traitements plus ou moins efficaces, mentionne le Dr Alain Piché.

Les effets psychologiques

La pneumologue à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, la Dre Andrée-Anne Côté, croit que cette clinique pourrait aussi se pencher sur un aspect parfois négligé, les effets psychologiques de la longue COVID.

C'est une expérience qui a été traumatisante pour beaucoup de patients, tant ceux qui ont été hospitalisés que ceux qui n'ont pas été hospitalisés, qui est souvent moins bien encadrée avec nous, en pneumologie, mais qui mérite d'être adressée, affirme-t-elle.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale s’est déjà montré ouvert à l’établissement d’une clinique post-COVID à Québec.

Toutefois, on rappelle qu’elles sont toutes  nées dans le contexte de projets de recherche initiés par des chercheurs cliniciens. 

Pour l’instant, aucun projet du genre n’a été présenté officiellement dans la capitale.

Avec la collaboration de Guylaine Bussière.

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