•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La « flambée historique » du prix du bois fait tourner les scieries à plein régime

Un travailleur s'active à la scierie des Outardes de Produits forestiers Résolu.

Le bois d'œuvre du Nord de l'Ontario a établi des records de vente aux États-Unis au cours de l'année écoulée, malgré la pandémie et les tarifs commerciaux en vigueur.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Avec la montée en flèche du prix du bois, les scieries du Nord de l'Ontario sont plus occupées que jamais.

Cependant, dans le secteur du bois, qui connaît des hauts et des bas, il est difficile de savoir si ce pic historique aura des effets durables.

C'est une bonne nouvelle pour nous, car nous sommes en mesure de vendre notre produit à un prix plus élevé, affirme Biliana Necheva, conseillère en communication pour Eacom Timber Corporation.

Selon elle, la construction de nouvelles maisons au Canada et aux États-Unis est en plein essor et la demande de matériaux de rénovation a augmenté pendant la pandémie.

Du bois dans la cour d'une quincaillerie.

Le prix du bois a augmenté pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Pour répondre à cette demande et profiter des prix élevés, on met cependant beaucoup de pression sur les scieries, notamment celles de Timmins, Gogama, Elk Lake et Nairn Centre, soutient Biliana Necheva.

Il y a aussi les clients déçus, qui paient le bois beaucoup plus cher et qui souvent n'obtiennent pas la quantité qu'ils souhaitent.

Selon Mme Necheva, la solution n'est pas simplement de couper plus d'arbres, car la récolte est très réglementée par le gouvernement provincial et le séchage des billots prend du temps.

Ce n'est pas aussi merveilleux que cela le paraît d'emblée.

Une citation de :Biliana Necheva, conseillère en communication pour Eacom Timber Corporation

Nous profitons de cette flambée des prix historique, mais nous sommes en même temps très conscients que cela va redescendre, explique-t-elle.

Eacom Timber Corporation pense investir une partie des bénéfices découlant de ce boom du bois d'œuvre pour aider ses scieries à résister au prochain ralentissement du marché. Parmi ces investissements, l'entreprise dépensera 8,9 millions $ dans de nouvelles machines pour ses activités à Elk Lake.

Ils veulent que leurs usines fonctionnent et c'est bon pour les travailleurs, qui vont travailler, se réjouit Jacques Jean, président de la section locale 1-2010 du syndicat des Métallos.

Ce syndicat représente près de 2 000 travailleurs forestiers du Nord de l'Ontario, depuis ceux qui coupent les arbres dans la forêt jusqu'aux employés des scieries et des usines de papier.

Une chargeuse transporte du bois.

Les syndicats forestiers affirment que, si le prix du bois reste élevé, les travailleurs chercheront probablement à obtenir une plus grande part des bénéfices.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Selon M. Jean, certaines scieries offrent des heures supplémentaires pour répondre à la demande en bois. Il ajoute cependant que la plupart d'entre elles fonctionnaient déjà à plein régime avec deux équipes avant la hausse des prix et que l'ajout d'une troisième équipe empiéterait sur le temps d'entretien de l'équipement.

Si les entreprises forestières continuent à faire de gros bénéfices, son syndicat cherchera probablement à obtenir de meilleures conditions pour les travailleurs. Les négociations contractuelles dans plusieurs scieries sont prévues cet automne.

Je n'ai pas de boule de cristal, mais je crois que ça va être comme ça pendant un certain temps, conclut Jacques Jean.

Avec les informations d'Erik White, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !