•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Voici comment la deuxième dose de vaccin peut être offerte Nouveau-Brunswick

Un homme se fait vacciner.

Le Nouveau-Brunswick devrait recevoir 725 125 doses de vaccin anti-COVID-19 d’ici la première semaine de juillet, ce qui suffirait pour commencer à offrir les deuxièmes doses (archives).

Photo : Radio-Canada / Diana Gonzalez

Radio-Canada

De plus en plus de personnes au Nouveau-Brunswick reçoivent une première dose de vaccin contre la COVID-19, et la santé publique doit maintenant planifier l’offre de leur deuxième dose recommandée.

Un grand nombre de deuxièmes doses devront être administrées durant l’été, mais il n’y a encore aucune estimation quant aux livraisons de vaccins dans la province durant cette période.

Le directeur de l’Association des pharmaciens du Nouveau-Brunswick, Jake Reid, recommande aux gens d’en tenir compte au moment de planifier leurs vacances afin de pouvoir recevoir leur deuxième dose dès qu’elle sera disponible.

Dans le cas des séances de vaccination organisées par le Réseau de santé Horizon, les gens qui prennent un premier rendez-vous sont informés qu’ils recevront un message indiquant le moment et la procédure à suivre pour prendre leur deuxième rendez-vous.

Les infirmières d’Horizon qui administraient le vaccin à Fredericton jeudi disaient aux gens qu’elles ne savaient pas quand ils pourront recevoir leur deuxième dose. Rien n’était inscrit dans la case prévue à cet effet sur le document qu’elles leur remettaient.

Portrait de Jake Reid.

Le directeur de l’Association des pharmaciens du Nouveau-Brunswick, Jake Reid, conseille aux gens qui organisent leurs vacances de tenir compte de leur deuxième dose de vaccin à venir cet été.

Photo : Gracieuseté/Jake Reid

Le plan de vaccination de la province prévoit l’administration de la deuxième dose de 14 à 16 semaines après la première.

Jake Reid participe aux discussions avec la santé publique et il s’attend à plus de détails sur l’offre de la deuxième dose d’ici quelques semaines.

La priorité pour le moment est d’offrir une première dose à chacun d’ici la fin de juin pour donner une certaine immunité à la population, explique un porte-parole du ministère de la Santé, Shawn Berry.

L’offre de la deuxième dose, lorsqu’elle sera possible, fera l’objet d’une annonce publique, dit-il. M. Berry ajoute que chacun devrait recevoir sa deuxième dose durant l'intervalle prévu ou plus tôt. Il estime que les gens devraient la recevoir d’ici septembre.

Certaines pharmacies ont déjà donné un rendez-vous pour une deuxième dose à leurs clients à qui elles ont administré la première dose. D’autres pharmacies leur ont dit de s’attendre à recevoir un appel, un courriel ou un message texte à ce sujet. Une certaine incertitude entoure ces rendez-vous, car les pharmacies ne connaissent que deux semaines à l’avance le nombre de doses qu’elles vont recevoir.

De plus, l’horaire des livraisons de vaccins aux provinces prévues par les autorités fédérales couvre à l’heure actuelle une période qui s’étend jusqu’à la première semaine de juillet. Le nombre de doses administrées par les provinces dépend directement du nombre qu’elles reçoivent du fédéral, rappelle Shawn Berry.

Le Nouveau-Brunswick devrait recevoir 725 125 doses d’ici la première semaine de juillet, ce qui suffirait pour commencer à offrir les deuxièmes doses.

Une grande tente sur un terrain de stationnement.

Le centre de vaccination du Réseau de santé Vitalité à Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Bernard Lebel

Plusieurs questions logistiques demeurent, selon Jake Reid, mais il dit s’attendre à ce que les pharmacies reçoivent le nombre et le genre de vaccins appropriés au bon moment pour offrir la deuxième dose à leurs clients.

La possibilité que des gens passent leurs vacances hors de la province et le fait que le personnel des pharmacies a aussi droit à des vacances s’ajoutent au casse-tête de la vaccination.

La médecin hygiéniste en chef, Jennifer Russell, a aussi parlé de réduire la période d’attente si la province reçoit suffisamment de doses en fin de compte pour offrir la deuxième plus tôt que prévu.

Dans le cas des pharmacies, affirme M. Reid, c’est la santé publique qui décide à quel moment les personnes qui ont reçu leur première dose pourront recevoir la deuxième. Les pharmacies ont reçu la directive de ne pas offrir de deuxième dose pour le moment, précise-t-il.

La deuxième dose probablement au même endroit que la première

Jake Reid dit être pratiquement certain que les Néo-Brunswickois ne peuvent pas changer de fournisseur de vaccins, des réseaux de santé aux pharmacies ou vice versa, pour obtenir leur deuxième dose.

Il explique que les deux fournisseurs emploient des logiciels différents pour gérer leur service de vaccination, et que ces plateformes ne communiquent pas les unes avec les autres. Les pharmaciens ne peuvent donc pas vérifier avec leur logiciel si la personne qui se présente dans leur établissement a reçu sa première dose dans un centre géré par l’un ou l’autre réseau de santé.

D’autre part, la recherche scientifique sur la possibilité que les gens reçoivent une deuxième d’un vaccin différent que la première se poursuit. S’il est prouvé qu’il est sécuritaire de les interchanger, ce serait un casse-tête logistique potentiel de moins pour l’offre de la deuxième dose, estime Jake Reid.

Une deuxième dose du vaccin d’AstraZeneca-Oxford?

Shawn Berry affirme qu’aucune décision n’a encore été prise quant à offrir ou non une deuxième dose du vaccin d’AstraZeneca-Oxford aux personnes qui en ont reçu une première avant les changements aux recommandations. C’est notamment le cas de nombreux enseignants et premiers répondants.

Les autorités fédérales ont recommandé en mars de ne pas offrir le vaccin d’AstraZeneca-Oxford aux personnes âgées de moins de 55 ans, à la suite de rares cas de caillots sanguins liés à ce produit.

Trois fioles du vaccin d'AstraZeneca sur une table.

Le Nouveau-Brunswick a annoncé mercredi la mort d'une personne qui a eu des caillots sanguins après avoir reçu le vaccin d’AstraZeneca-Oxford, mais les autorités médicales jugent toujours que le risque de complications graves de la COVID-19 l'emporte sur le risque de conséquences néfastes de ce vaccin.

Photo : AFP via GETTY / AMIR MAKAR

La recommandation a changé à nouveau le mois dernier. Les autorités fédérales estiment maintenant que seuls les gens de moins de 30 ans ne devraient pas le recevoir.

La décision relève toutefois des provinces. Le Nouveau-Brunswick, pour sa part, réserve toujours ce vaccin aux personnes âgées d’au moins 55 ans.

La décision quant au genre de vaccin qui sera offert aux gens qui ont reçu une première dose du vaccin d’AstraZeneca-Oxford sera basée sur les plus récentes preuves et recherches scientifiques, assure Shawn Berry.

D’après un reportage de Jacques Poitras, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !